CONSECRATED BROTHERS AND PRIESTS

CONSECRATION

The brothers respond to the call of Christ and want to follow him in a dynamic commitment of their entire being towards holiness, convinced that the true source of life is found in Christ. Thus beginning a continual process of transformation to leave all that is dark behind them and tend ever more towards the Divine Light, they desire to have this experience described by the psalmist:

“In your light, we see light.”

CONTEMPLATION

This quest for the fullness of life is embodied for the brothers above all in the contemplation of the Divine Light: the celebration of the Holy Eucharist, prayer, adoration of the Most Blessed Sacrament, the Liturgy of the Hours, the Lectio Divina, and a loving devotion to the Virgin Mary through daily consecration to Mary and through the prayer of the Rosary.

COMMUNION

The contemplation of God opens towards a joyful and luminous fraternal communion, where each considers the other superior to himself (Ph 2:3). Marked by internationality, the brothers, some of whom are priests, wish to live a true fraternal communion in their branch, as also with the sisters and the laity of the Community.

MISSION

It is this common mission that allows us to perceive that the darkness is passing and that the true light is already shining (1 Jn 2:8). Indeed, each brother experiences that by being where the Lord calls him, he spreads charity through the work of grace in the world: youth camp leader, university professor, parish priest, rector of a shrine, preacher of retreats, school chaplain, etc.

THE brothers and priests

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“Votre don sera reçu par la Fondation pour le Clergé, en faveur de la Communauté des Béatitudes et les données recueillies sur le formulaire de don serviront aux communications de la Communauté des Béatitudes et de la Fondation pour le Clergé.”

témoignage de

Fr. Olivier-Marie

Originaire de St Germain-en-Laye, je suis le quatrième d’une fratrie de cinq enfants.

De famille catholique pratiquante, j’ai vécu mon enfance et ma jeunesse dans une famille unie et aimante. Les activités qui me passionnaient étaient en particulier le scoutisme et le sport, surtout la voile en Bretagne. J’ai grandi paisiblement, sans gros soucis ni grandes questions, soutenu par quelques bons tuteurs : la famille, les amis et le scoutisme. Ma foi était toutefois superficielle, reçue comme un élément de mon éducation, parmi d’autres.

A 21 ans, je suis parti trois ans à l’étranger pour finir mes études et travailler. Ce séjour, loin des miens, fut un déracinement, et s’est révélé difficile, et donc une étape forcée de maturation sur le plan personnel et spirituel. Et Dieu s’est bien servi de cela comme d’un tremplin.

De retour en France, une parole inspirée, la rencontre providentielle avec un prêtre, un engagement caritatif auprès d’enfants handicapés… ont été autant de jalons de mon retour à Dieu. Jusqu’à l’étape décisive : ma participation à une retraite à la Communauté des Béatitudes.

Au cours de ces quelques jours, j’ai vécu un retournement, un bouleversement intérieur, ce que l’on appelle une conversion. Ce qui ne me semblait jusque-là ni possible ni souhaitable est devenu pour moi, chemin de vie et de bonheur. Je recevais clairement l’appel à devenir prêtre. Cet appel avait retenti à la Communauté des Béatitudes avec une évidence étonnante. J’ai quitté Paris pour vivre une, puis deux années à la Communauté. Pour moi c’était clair : c’était là, car Dieu m’avait retrouvé et appelé là. J’y suis depuis seize ans et prêtre depuis maintenant six ans.

Depuis le jour où cette certitude sereine m’a habité, je mesure que mon bonheur dépend de mon abandon total à Dieu. L’intuition reçue lors de cette courte retraite, il y a longtemps maintenant, se confirme à chaque instant : Dieu est fidèle et source d’une joie profonde.

Quand Dieu appelle, c’est pour la Vie !

Frère Olivier-Marie

TESTIMONY OF

Brother Olivier-Marie

Originally from St Germain-en-Laye, I am the fourth of five children.

From a practising Catholic family, I lived my childhood and youth in a close and loving family. I was particularly interested in scouting and sport, especially sailing in Brittany. I grew up peacefully, without any big worries or questions, supported by some good guardians: family, friends and scouting. My faith was however superficial, received as one element of my education, among others.

At 21, I went abroad for three years to finish my studies and work. This stay, far from my family, was an uprooting, and proved to be difficult, and therefore a forced stage of maturation on a personal and spiritual level. And God used it well as a springboard.

Back in France, an inspired word, a providential meeting with a priest, a charitable commitment to handicapped children… were all milestones in my return to God. Until the decisive step: my participation in a retreat at the Community of the Beatitudes.

During those few days, I experienced a reversal, an inner upheaval, what we call a conversion. What had seemed neither possible nor desirable until then became for me a path of life and happiness. I clearly received the call to become a priest. This call had resounded in the Community of the Beatitudes with astonishing clarity. I left Paris to live one, then two years in the Community. For me it was clear: it was there, because God had found me and called me there. I have been there for sixteen years and a priest for six years now.

Since the day when this serene certainty dwelt in me, I have been aware that my happiness depends on my total abandonment to God. The intuition I received during that short retreat, a long time ago, is confirmed at every moment: God is faithful and a source of deep joy.

When God calls, it is for Life!

Brother Olivier-Marie

témoignage de

Fr. Anthony de la Transfiguration

Je m’appelle frère Anthony de la Transfiguration. Je viens de Boulder, USA, au pied des Montagnes Rocheuses. Alors que j’étais au séminaire diocésain, le Seigneur m’a appelé à entrer dans la Communauté des Béatitudes.

Au séminaire, on nous a appris qu’au centre du Sacerdoce, il y a la vie liturgique. Or ce n’était pas cela qui m’avait attiré à devenir prêtre, et j’avais alors beaucoup à découvrir. Notre formation nous guidait vers les hauteurs de l’Eucharistie, en passant par les montées de la louange, l’art sacré et le chant.

A la Communauté, j’ai été ébloui par la beauté de la liturgie, c’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai, finalement, discerné de continuer mon chemin vers le Sacerdoce. La Liturgie est un devoir et une œuvre, mais elle est d’autant plus une participation à la louange du Ciel ! Trois fois par jour, la cloche me coupe du travail. Je passe des soucis et contraintes du « monde » à une ambiance de paix et de beauté. Je me retrouve au milieu de frères et sœurs aussi bien que des anges et des saints. Là, je puise à la communion avec le Seigneur et avec les autres qui me fortifient pour demeurer en Lui au milieu de l’action du jour, que ce soit des œuvres du ministère ou des tâches pratiques.

« Les frères et sœurs de la Communauté veilleront à être un seul corps et une seule âme, manifestant ainsi dans la liturgie l’unité du peuple de Dieu. En elle, ils puiseront les forces vives pour l’exercice de la charité ».  

Depuis l’ordination, mon activité apostolique vise à semer les vocations, surtout chez les jeunes américains. Il s’agit d’aller chez les jeunes, de leur témoigner de la joie de tout donner. Je trouve souvent l’occasion de les faire goûter à la beauté de la liturgie. En mission sur les cités universitaires, souvent on les offre une belle célébration d’un office ou de l’Eucharistie. Je trouve chez les étudiants et jeunes adultes un recouvrement du sacré et du respect. Mais c’est souvent un pas de l’avant pour eux que de découvrir l’émerveillement à la Présence de Dieu, et aussi de s’ouvrir pour que le Seigneur puisse demeurer en eux.

Je les invite à prendre du temps pour Dieu, dans une retraite ou un séjour à la Communauté à l’étranger, surtout en Israël où je suis affecté actuellement. Nous sommes entourés dans ce pays de la liturgie des différentes communautés religieuses (rite oriental, judaïsme…), sans parler des muezzins qui appellent les musulmans à leurs prières. Cela stimule les jeunes à chercher pour leur vie aussi un rythme de prière.

Que l’on soit chez nous à Emmaüs pour des semaines de service, ou en sortie pour une semaine de camping en Galilée, chaque jour est centré sur l’Eucharistie, les Laudes, les Vêpres, et un examen de conscience suivi de la bénédiction avant le coucher. C’est un goût de la vie religieuse et de la vie communautaire pour ceux qui ouvrent leur cœur. Pour tous, cette habitude de la prière quotidienne permet de se garder dans la Présence de Dieu.

Ces expériences avec les jeunes renouvellent ma vie spirituelle et mon écoute à la radicalité de l’Évangile. A quarante ans, est-ce que je commence à perdre l’élan ? Eh bien, garder la Liturgie au centre, c’est anticiper le Ciel, ainsi il n’y aura jamais aucune raison d’aller à la retraite !

Fr. Anthony de la Transfiguration

TESTIMONY OF

Bro. Anthony of the Transfiguration

My name is Brother Anthony of the Transfiguration. I am from Boulder, USA, at the foot of the Rocky Mountains. While in the diocesan seminary, the Lord called me to join the Community of the Beatitudes.

In the seminary we were taught that the centre of the priesthood is the liturgical life. But that was not what attracted me to become a priest, and I had much to discover. Our formation led us to the heights of the Eucharist, through the rises of praise, sacred art and song.

At the Community, I was dazzled by the beauty of the liturgy, which is one of the reasons why I finally discerned to continue my path towards the Priesthood. The Liturgy is a duty and a work, but it is all the more a participation in the praise of Heaven! Three times a day the bell cuts me off from work. I go from the worries and constraints of the “world” to an atmosphere of peace and beauty. I find myself in the midst of brothers and sisters as well as angels and saints. There I draw on communion with the Lord and with others who strengthen me to abide in Him in the midst of the day’s work, whether it be works of ministry or practical tasks.

“The brothers and sisters of the Community will take care to be one body and one soul, thus manifesting in the liturgy the unity of the people of God. In the liturgy they will draw the living strength for the exercise of charity”.

Since my ordination, my apostolic activity has been aimed at sowing vocations, especially among young Americans. It is a question of going to young people, of witnessing to them the joy of giving everything. I often find the opportunity to give them a taste of the beauty of the liturgy. When I go to the university campuses, I often offer them a beautiful celebration of an office or of the Eucharist. I find in students and young adults a recovery of the sacred and of respect. But it is often a step forward for them to discover the wonder of God’s Presence, and also to open themselves so that the Lord can dwell in them.

I invite them to take time for God, in a retreat or a stay in the Community abroad, especially in Israel where I am currently assigned. In this country we are surrounded by the liturgy of the different religious communities (Eastern Rite, Judaism…), not to mention the muezzins who call the Muslims to their prayers. This stimulates young people to look for a rhythm of prayer for their lives.

Whether we are at home in Emmaus for weeks of service, or out for a week of camping in Galilee, each day is centred on the Eucharist, Lauds, Vespers, and an examination of conscience followed by a blessing before bedtime. It is a taste of religious life and community life for those who open their hearts. For all, this habit of daily prayer keeps them in the Presence of God.

 

These experiences with young people renew my spiritual life and my listening to the radicality of the Gospel. At forty, am I starting to lose momentum? Well, keeping the Liturgy at the centre is anticipating Heaven, so there will never be any reason to retire!

Bro. Anthony of the Transfiguration

témoignage de

Fr. Etienne

D’une famille nombreuse où on priait une dizaine de chapelet tous les soirs, j’ai perçu l’Amour absolu de Dieu à 12 ans autour d’un feu scout : je voyais les humains si microscopiques sous la voie lactée, et chaque Ave Maria était comme une flèche d’Amour divin. J’ai saisi qu’il n’y aurait personne d’aussi grand et beau que Dieu à qui donner ma vie.

Comme à l’école ça allait bien, j’ai mis cela de côté. Je cherchais beaucoup d’argent, faisais beaucoup de voyages et de sports, mais sans jamais pouvoir trouver l’absolu.
J’ai fait HEC. Puis je suis devenu directeur des opérations d’une compagnie de safaris. J’y pratiquais de l’alpinisme au Kilimandjaro et de la plongée sous-marine. Mais de nouveau la Bonté inouïe de Dieu est venue me visiter… sur le toit d’une Land Rover ! Je me trouvais au milieu de la grande migration des bêtes sauvages en Tanzanie : le Créateur de ces merveilles devait vraiment être encore plus extraordinaire. J’ai commencé à vraiment lire la Bible et aller à la messe chaque jour à la mission.

A l’époque, j’ai vu les tentes de centaines de milliers de Rwandais rescapés du génocide, sans personne pour se lever et les secourir. J’ai fait un volontariat dans les Commandos Marine en passant la sélection comme officier de réserve. Mais en lisant la vie de Mère Teresa, j’ai vu que l’action la plus efficace de toutes pour le bien de ce monde, c’était la prière et la charité.

Je suis entré à la Communauté des Béatitudes en 1998, et pour deux raisons principales  :

– j’y ai vu réunis tous les états de vie en train de louer et adorer le Bon Dieu, dans une profonde joie. Tout cela constituait à mes yeux comme une anticipation du Ciel ;
– j’y ai vu des frères et sœurs partageant tous un grand désir de sainteté, et cherchant, chacun avec ses faiblesses, à vivre d’abord la radicalité de la charité.

On m’a ensuite envoyé selon les besoins en mission sur les cinq continents. Ordonné prêtre : la célébration de la Messe est devenue mon Ciel quotidien. J’ai eu la chance de passer un doctorat biblique sur la version araméenne ancienne des Évangiles pour annoncer Jésus en s’appuyant davantage sur l’autorité du texte même, et participer aux travaux catholiques de retraduction.

Actuellement, je suis curé dans la mission du port de Lima (Pérou). Jésus touche les cœurs, il vaut plus que tout la peine d’être suivi, et Lui seul ne déçoit jamais:

Ep 3, 19 : « L’amour du Christ surpasse tout ce qu’on peut connaître ». Le reste ça peut être bien, mais à côté, ce n’est pas grand-chose.

Fr. Etienne

TESTIMONY OF

Fr. Etienne

From a large family where we prayed a dozen rosaries every night, I perceived the absolute Love of God at the age of 12 around a scout fire: I saw humans so microscopic under the Milky Way, and each Hail Mary was like an arrow of divine Love. I understood that there would be no one as great and beautiful as God to give my life to.

As school was going well, I put it aside. I looked for a lot of money, did a lot of travelling and sports, but I could never find the absolute.
I went to HEC. Then I became the operations manager of a safari company. There I did mountaineering in Kilimanjaro and scuba diving. But again God’s incredible goodness came to me… on the roof of a Land Rover! I was in the middle of the great migration of wild animals in Tanzania: the Creator of these wonders must really be even more extraordinary. I started to really read the Bible and go to mass every day at the mission.

At that time I saw the tents of hundreds of thousands of Rwandan genocide survivors, with no one to stand up and help them. I volunteered in the Marine Commandos and passed the selection as a reserve officer. But reading the life of Mother Teresa, I saw that the most effective action of all for the good of this world was prayer and charity.

I joined the Community of the Beatitudes in 1998, and for two main reasons:

– I saw all the states of life gathered there, praising and adoring the Good God, in a profound joy. To me, all this was like an anticipation of Heaven;
– I saw brothers and sisters all sharing a great desire for holiness, and seeking, each with his or her weaknesses, to live first of all the radicality of charity.

I was then sent as needed on mission to the five continents. Ordained a priest: the celebration of Mass became my daily Heaven. I had the chance to do a biblical doctorate on the ancient Aramaic version of the Gospels in order to proclaim Jesus by relying more on the authority of the text itself, and to participate in the Catholic work of re-translation.

At present I am a parish priest in the mission of the port of Lima (Peru). Jesus touches hearts, He is worth following more than anything else, and He alone never disappoints:

Eph 3:19: “The love of Christ surpasses all that can be known”. The rest may be good, but next to it, it is not much.

Bro. Etienne

témoignage de

Fr. Jean-Paul du Christ Rédempteur

Le frère Jean-Paul a été ordonné prêtre le 26 juin 2021 à Libreville (Gabon). Médecin de formation, Fr. Jean-Paul a senti l’appel du Christ à devenir médecin des âmes… Actuellement en mission dans notre maison de Zug en Suisse allemande, il nous livre le témoignage de sa vocation en vidéo.

TESTIMONY OF

Fr. Jean-Paul du Christ Rédempteur

Brother Jean-Paul was ordained a priest on 26 June 2021 in Libreville (Gabon). A doctor by training, Brother Jean-Paul felt the call of Christ to become a doctor of souls… Currently on mission in our house in Zug, German-speaking Switzerland, he gives us the testimony of his vocation on video.

témoignage de

Fr. Nathanaël

Parisien, je suis entré à la Communauté à l’âge de 24 ans après une maîtrise de philosophie et des études de finance.

Je me souviens de mon premier appel qui remonte à l’âge de 7 ans. C’était alors un appel à la vie consacrée. Sans la connaître, j’avais vraiment fait mienne cette citation du Curé d’Ars : « il n’y a pas de plus grand bonheur sur terre que d’aimer Dieu et de savoir qu’il nous aime ». Ce désir du plus grand bonheur, dans la consécration, est toujours resté au plus profond de mon cœur, même quand plus tard, j’ai pensé au mariage.

C’est à 24 ans, comme une évidence, que j’ai tout quitté pour répondre à cet appel : famille, pays, culture, amis et petite amie, travail. Je suis rentré à la Communauté des Béatitudes en… Côte d’Ivoire, dans une mission catholique. C’est là que mon appel au sacerdoce est né, en voyant combien les gens avaient « besoin des sacrements ».

Depuis, j’ai beaucoup voyagé : six ans en Afrique (Côte d’Ivoire, Rwanda, Gabon), Israël, Rome, Toulouse, Denver dans le Colorado… Et oui, les quatre continents ! C’est l’un des aspects de la Communauté que je préfère : l’internationalité. La Communauté m’a donné l’occasion de rencontrer le peuple de Dieu dans son universalité, et de le rencontrer en vérité, en profondeur. Comme frère et comme prêtre, on partage le plus intime de la vie des gens : leurs joies, leurs détresses, etc. On est là présent aux moments les plus heureux de leur vie (mariage, naissances, etc.) comme aux plus durs (décès…). Quelle grâce, et quelle richesse !

Je peux témoigner que le Seigneur dit vrai lorsqu’Il promet le centuple en frères, sœurs, maisons… à ceux qui auront tout quitté pour Le suivre. Il m’a comblé bien au-delà de ce que j’aurais pu rêver. Depuis onze ans à Denver dans le Colorado, je reviens en France cette année, pour un nouveau service : celui de de notre maison et paroisse parisienne à Maisons Alfort. Après tant d’années à l’étranger, je reviens servir “mon” peuple qui en a tant besoin.

Tu discernes un appel ? Alors je voudrais simplement te dire : si tu es baptisé, écoute ton cœur, et non tes peurs. Avance en eau profonde, Il sera fidèle.

Frère Nathanaël

TESTIMONY OF

Brother Nathanael

A Parisian, I joined the Community at the age of 24 after a master’s degree in philosophy and studies in finance.

I remember my first call at the age of 7. It was a call to the consecrated life. Without knowing it, I had really made my own this quote from the Curé d’Ars: “There is no greater happiness on earth than to love God and to know that he loves us”. This desire for the greatest happiness, in consecration, has always remained deep in my heart, even when I later thought of marriage.

It was at the age of 24 that I left everything to answer this call: family, country, culture, friends and girlfriend, work. I joined the Community of the Beatitudes in the Ivory Coast, in a Catholic mission. It was there that my call to the priesthood was born, seeing how much people “needed the sacraments”.

Since then, I have travelled a lot: six years in Africa (Ivory Coast, Rwanda, Gabon), Israel, Rome, Toulouse, Denver in Colorado… And yes, the four continents! This is one of my favourite aspects of the Community: the internationality. The Community has given me the opportunity to meet the people of God in their universality, and to meet them in truth, in depth. As a brother and as a priest, we share the most intimate part of people’s lives: their joys, their distress, etc. We are there at the most difficult moments of their lives. We are present at the happiest moments of their lives (weddings, births, etc.) as well as at the hardest (deaths…). What a grace, and what a richness!

I can testify that the Lord speaks the truth when He promises a hundredfold in brothers, sisters, houses… to those who have left everything to follow Him. He has fulfilled me far beyond what I could have dreamed. After eleven years in Denver, Colorado, I am returning to France this year, for a new service: that of our Parisian house and parish in Maisons Alfort. After so many years abroad, I am returning to serve “my” people who need it so much.

Do you discern a call? Then I would simply like to say to you: if you are baptized, listen to your heart, and not to your fears. Go forth into deep water, He will be faithful.

Brother Nathanael

Frère Alphonse-Marie

témoignage de

Fr. Alphonse-Marie

Originaire du Vietnam, je suis l’aîné d’une famille de quatre enfants. J’ai grandi dans la foi grâce à des parents très pratiquants. J’ai bien pu suivre les parcours catéchétiques de ma paroisse mais je n’ai jamais pensé devenir prêtre ou religieux.  C’est seulement à l’âge de 22 ans, après mon bac, que je me suis posé la question de la vocation ! Pas très porté vers les études, j’ai raté les concours d’entrée dans les universités. Du coup l’année suivante, je suis resté dans ma famille pour aider mes parents dans le travail aux champs. J’avais l’occasion de venir à la messe tous les jours, participer à la chorale, faire la catéchèse aux enfants et j’accompagnais même mon curé dans ses déplacements.

Un jour, après le chapelet du soir, une dame catéchiste est venue vers moi pour me dire : « mon fils, veux-tu devenir religieux ?». Tellement surpris par cette question, je ne savais pas quoi lui répondre. Hésitant, je lui répondit : « je n’y ai jamais pensé ». Elle me rétorqua : « alors va prier, et moi aussi, je vais prier pour toi ». Elle me confia deux lectures : L’Histoire d’une âme de sainte Thérèse de Lisieux et la vie de saint Damien qui s’est occupé des lépreux sur l’île de Molokai.

J’ai commencé à prier et à lire ces deux histoires. J’avais la chance aussi d’avoir un accompagnateur spirituel. Trois mois après, je voulais devenir religieux pour ressembler à  Ste Thérèse et St Damien pour son service des pauvres. Le sacerdoce n’était pas encore au centre de mon questionnement. Il faut savoir qu’au Vietnam, pour devenir prêtre il faut avoir des diplômes universitaires, et ce n’était pas du tout mon truc.

Pendant cette période, tous les matins je me levais très tôt pour participer à la messe de… 4h30 ! J’aimais beaucoup la messe, surtout les homélies. Comme mon curé était âgé, il lui arrivait de ne pas prêcher. Quand ça arrivait, je n’étais pas content. Un jour, alors que cela se reproduisait, j’ai prié le Seigneur : « Seigneur, si tu fais de moi un prêtre, je prêcherai à sa place ». C’est tout simplement comme cela que j’ai eu le désir de devenir prêtre. Et cette prière a été exaucée… 20 ans plus tard !

Avec ce désir de devenir religieux et prêtre, c’est une de mes cousines qui m’a fait rencontrer la Communauté des Béatitudes au Vietnam. Tout de suite, j’ai vu des frères et des sœurs ensemble et surtout tellement joyeux.  C’est cette communion des états de vie qui m’a attiré. “Seigneur, c’est là que je veux vivre”. Et voilà, j’y suis depuis ce 27 décembre 1999. Et maintenant prêtre, voilà exaucée cette prière faite il y a 20 ans, de prêcher pour les prêtres qui ne peuvent plus prêcher.

« Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ! » Alors pourquoi pas toi ? Crois seulement !

Frère Alphonse-Marie

Frère Alphonse-Marie

testimony of

Br. Alphonse-Marie

I come from Vietnam and am the eldest of four children. I grew up in the faith thanks to very religious parents. I was able to follow the catechetical training of my parish but I never thought of becoming a priest or a religious. It was only at the age of 22, after my baccalaureate, that I asked myself the question of a vocation ! Not very keen on studying, I missed the entrance exams to the universities. So the following year, I stayed with my family to help my parents in agricultural work. I had the opportunity to go to Mass every day, join the choir, teach catechesis to the children and I even accompanied my parish priest in his rounds.

One day, after the evening rosary, a lady catechist came up to me and said, “Son, do you want to become a religious ?” So surprised by this question, I did not know what answer to give her. Hesitating, I replied, “I never thought about it.” She replied, “Go and pray, I too will pray for you.” She gave me two readings to go through: The story of a soul of Saint Thérèse of Lisieux and the life of Saint Damien who took care of lepers on the island of Molokai.

I began to pray and read these two stories. I was also fortunate to have a spiritual director. Three months later, I wanted to become a religious, to be like St Thérèse and St Damian in his service to the poor. The priesthood was not yet at the center of the questions I was asking myself. You should know that in Vietnam, to become a priest you have to have university degrees, and that was not my thing at all.

During this period, every morning I got up very early to take part in the Mass at 4 : 30 am ! I loved the Mass, especially the homilies. As my priest was old, he sometimes did not preach. When that happened, I was unhappy. One day, as this happened again, I prayed to the Lord : “Lord, if you make a priest of me, I will preach in his place”. It was simply like this that I had the desire to become a priest. And this prayer was answered… 20 years later!

With this desire to become a religious and a priest, one of my cousins introduced me to the Community of the Beatitudes in Vietnam. Immediately, I saw brothers and sisters together and especially so joyful. It is this communion of states of life that attracted me. “Lord, this is where I want to live” I have been there since December 27, 1999. And now that I am a priest, the prayer made 20 years ago has been answered : I preach for priests who can no longer preach.

« If you believe, you shall see the glory of God ! » So why not you ? Just believe !

Brother Alphonse-Marie

témoignage de

Frère Andreas du Cœur Immaculé de Marie

Je m’appelle frère Andreas du Cœur Immaculé de Marie. Je suis né en Suisse allemande en 1986. Après mon lycée, j’ai étudié la géographie et la géologie à Zurich. C’est lors d’un pèlerinage en 2006 que j’ai connu la Communauté des Béatitudes. Attiré par la qualité de la vie fraternelle et par la beauté de la liturgie, j’ai rejoint, à l’âge de 21 ans, la maison de la Communauté à Zug (Suisse allemande). J’ai pu y terminer mes études.

Et pourtant je n’en prenais pas le chemin !

Après avoir vécu une belle enfance, très tôt, dès l’âge de 12 ans, j’ai commencé à mener une vie de plaisir et de liberté absolue, des fêtes et soirées à répétition. L’alcool, les dérives… et pourtant, je croyais avoir trouvé le grand bonheur.

A 16 ans, mon « bonheur » s’est écroulé. En une seconde ! Un grave accident de scooter avec mon frère aîné. Nous nous sommes endormis en roulant, entrant en collision avec une voiture qui venait en sens inverse. Nous étions tous les deux gravement blessés. Allongé sur le sol, je ne pouvais plus bouger. C’était long avant que les secours arrivent. Ma vie ? quoi ? toutes ces fêtes, ces soirées, ces plaisirs… et maintenant ? Pour la première fois je cherchais du sens. N’y a-t-il pas quelque chose de plus ?

Pendant mon hospitalisation de cinq semaines, j’ai cherché et cherché des réponses. C’est plus tard, et contrairement à toutes mes attentes, que je les ai trouvées au sein de l’Eglise catholique. En participant à une messe, quand le prêtre a élevé l’hostie, j’ai su intimement que Jésus était là, et qu’Il m’aimait.

Incroyable ! Tout avait changé. Le sens de ma vie était maintenant JÉSUS ! Quelques années plus tard je décidai de Lui consacrer toute ma vie. C’est dans la Communauté des Béatitudes que j’ai prononcé mes vœux perpétuels, disant : « Seigneur Jésus, je renonce à moi-même pour ne m’attacher qu’à Toi, l’unique Trésor et la seule espérance de mon séjour sur la terre aussi longtemps que je vivrai. »

Le 15 septembre dernier j’ai été ordonné diacre. Avec la tâche confiée par la Communauté de porter le souci de la pastorale jeune. Pour eux, être un « serviteur de la charité » et les conduire vers Jésus. Leur souhaitant de découvrir que seul Jésus peut combler nos désirs profonds, « Il est le Chemin, la Vérité et la Vie ! » (Jn 14, 6)

« Me voici Seigneur, sans retard, sans réserve, sans retour, par amour ! » (Saint Michel Garicoïts)

Frère Andreas du Cœur Immaculé de Marie

testimony of

Br. Andreas

My name is Brother Andreas of the Immaculate Heart of Mary. I was born in German-speaking Switzerland in 1986. After my high school, I studied geography and geology in Zurich. It was during a pilgrimage in 2006 that I met the Community of the Beatitudes. Attracted by the quality of fraternal life and by the beauty of the liturgy, at the age of 21 I joined the Community House in Zug in German-speaking Switzerland). I was able to finish my studies there.

And yet, my lifestyle until then was totally different !

After a lovely childhood, very early on, at the age of 12, I began to lead a life of pleasure and absolute freedom, repetitive parties and evenings out. Alcohol, adrift… and yet I thought I had found great happiness.

At the age of 16, my « happiness » collapsed. In a second ! A serious scooter accident with my older brother.

We fell asleep while driving, colliding with a car coming in the opposite direction. We were both seriously injured. Lying on the ground, I could not move. It took a long time before help arrived. My life ? What about it ? All those parties, pleasures… and now ? For the first time I was looking for meaning. Isn’t there something more ?

While I was in hospital for five weeks, I looked for answers. It was later, and contrary to all my expectations, that I found them within the Catholic Church. While participating in a Mass, when the priest raised the host, I knew intimately that Jesus was there, and that He loved me.

Unbelievable ! Everything had changed. JESUS was now the meaning of my life ! A few years later I decided to dedicate my whole life to Him. It is in the Community of the Beatitudes that I pronounced my final vows, saying : “Lord Jesus, I renounce myself to become attached only to You, the one Treasure and the only hope of my sojourn on earth as long as I live.”

On 15 September last I was ordained a deacon. The Community tasked me with a youth ministry. Asking me to act towards them as a “servant of charity” and to lead them to Jesus. Wishing them to discover that only Jesus can fulfill our deep desires, “He is the Way, the Truth and the Life !” (Jn 14 : 6)

“Here I am Lord, without delay, unhesitatingly, not looking back, out of love ! ” (St Michael Garicoits)

Brother Andreas of the Immaculate Heart of Mary

témoignage de

Fr. Giuseppe Maria

Je suis originaire de Sicile. Là-bas, dès l’enfance, mon cœur était habité par un désir fou de bonheur mais, en grandissant…  je ne le cherchais plus en Dieu ! J’avais mis mon cœur dans les études et mes objectifs de carrière artistique. L’influence de la pensée individualiste avait refroidi en moi l’élan de la gratuité. Mes relations avec les autres devenaient intéressées. Mes peintures devenaient sombres d’égoïsme. Quelquefois, j’avais l’impression d’oublier « quelque chose » d’essentiel.

A l’âge de 24 ans j’ai fait une expérience très forte durant laquelle j’ai expérimenté la grandeur de l’Amour de Dieu. J’ai su que j’avais trouvé la perle précieuse de ma vie et sans douter de la valeur de son appel, je me suis mis à l’écoute. Dans mon cœur il y avait un très fort désir de me consacrer au Seigneur et de devenir prêtre.

Ma rencontre avec la Communauté des Béatitudes, je l’ai faite pendant une soirée de prière du Renouveau Charismatique à Palerme. La « beauté surnaturelle » qui passait par les chants, la liturgie, les prières et la joie fraternelle m’ont bouleversé. Après quelques mois, c’est dans mon village que la Communauté est venue pour animer une mission d’évangélisation. Pendant une semaine, quelle joie de me trouver au milieu de ces frères et sœurs, leur bonheur, leur lumière. A force de les fréquenter, j’ai fait le pas : je suis entré dans la maison de la Communauté à Erice, en Sicile.

En mai 2017 j’ai été ordonné prêtre et suis au service du Foyer de Noto près du sanctuaire de Notre Dame « Echelle du Paradis ».

J’ai toujours cet appel à cœur : le service de l’édification du Royaume de Dieu par la recherche continuelle de l’union au Christ et la communion fraternelle. Dieu veut le salut et le bonheur de tous. Alors si tu as un grand désir de bonheur, de vivre pleinement ta vie comme une très belle « aventure d’amour », mets-toi à la suite du Christ et laisse-toi conduire par l’Esprit Saint sur le chemin des béatitudes. N’aie pas peur !

« Il est fidèle, celui qui vous appelle : c’est encore lui qui fera cela » (1 Th 5, 24)

Frère Giuseppe Maria

testimony of

Br. Giuseppe Maria

I come from Sicily.  Over there, from childhood, my heart was filled with a mad desire for happiness but, growing up, I no longer sought it in God ! I put my heart into my studies and the goals I had concerning my artistic career.  The influence of individualistic thought had cooled the impulse of gratuity in me. My relationship with others was becoming self-interested. My paintings were turning dark with selfishness. Sometimes I felt like I was forgetting “something” essential.

At the age of 24 I had a very strong experience during which I was made aware of the greatness of God’s Love. I knew that I had found the precious pearl of my life and without doubting the value of His call, I began to listen. In my heart there was a very strong desire to consecrate myself to the Lord and to become a priest.

I met the Community of the Beatitudes during an evening prayer meeting organized by the Charismatic Renewal in Palermo. The “supernatural beauty” expressed through the songs, the liturgy, the prayers and fraternal joy overwhelmed me. After a few months, the Community came to my village on an evangelization mission. For a week, great was my joy to find myself among those brothers and sisters, their happiness, their light. After visiting them on several occasions, I decided to take the plunge and went to the Community House in Erice, Sicily.

In May 2017 I was ordained a priest and am at the service of the Foyer of Noto near the shrine of Our Lady « Ladder to Paradise ».

I always have this calling at heart: the service of building up the Kingdom of God through a continuous search for union with Christ and fraternal communion. God wants salvation and happiness for all. So if you have a great desire for happiness and wish to live your life to the full as a very beautiful “adventure of love”, follow Christ and let yourself be led by the Holy Spirit on the path of the beatitudes. Do not be afraid !

“The one who calls you is faithful and he will do it” (1 Thes 5 : 24).

Brother Giuseppe Maria

témoignage de

Fr. Isaïe

Je suis originaire de la région parisienne (Meaux), où j’ai vécu jusqu’à 15 ans. Ma famille était catholique et pratiquante. Bien que ‘turbulent’ pendant mon adolescence, je suis entré au petit séminaire jusqu’au bac, chez les Spiritains, dans le sud. Ces années furent pour moi une grâce, avec une ouverture extraordinaire sur la mission, et la fréquentation d’un monastère proche, m’a ouvert à la vie contemplative. En bref, ce fut l’occasion d’une ‘nouvelle’ conversion et la confirmation d’un appel. Au terme toutefois, mon cœur balançait entre l’entrée au monastère et l’une de ces ‘communautés nouvelles’ qui faisaient leurs premiers pas. Après deux ans de philosophie à la Catho de Paris, puis deux années comme coopérant en République islamique de Mauritanie, je me suis retrouvé pour un séjour d’une semaine, à la toute nouvelle maison de la Communauté de Pont-Saint-Esprit, grâce à des amis. Dieu est ‘relation’ et Il parle par des médiations diverses et formidables !

Après la tempête intérieure de la décision, et le conseil fort inspiré d’un vieux moine, j’ai écrit à Pont et trois mois plus tard, je débarquais. C’était en 1979, il y a cette année 40 ans (déjà) ! Du séjour en juillet, je suis entré en octobre. Ce qui d’emblée m’a rejoint profondément, dans cette communauté, c’est l’amour des frères et sœurs pour le Seigneur et la charité mutuelle vécue, comme en une famille.

La dimension juive ou de l’Orient chrétien, s’accordaient bien aussi à mes pôles d’intérêt. Quant à la vie mixte, cela m’allait bien. Sept mois après mon entrée, j’ai rejoint Jérusalem pour une année d’étude, puis suis descendu à Rome pendant trois ans pour poursuivre les études de théologie. Après, ce fut une litanie de destinations diverses du Liban (pendant la guerre), au Maroc, quelques années en France, puis le Gabon, le Rwanda, la Sicile…

Voilà 33 ans j’étais ordonné prêtre : vicaire puis plus tard curé, dans le diocèse d’Albi, et pasteur en diverses pays ; Depuis sept ans maintenant, je me trouve donc dans l’Océan Indien, aujourd’hui curé de Terre Sainte (St Pierre) dans le sud de La Réunion ; Je m’y sens vraiment bien. Je vis, avec mes frères et sœurs sur notre foyer spirituel des Béatitudes de l’Eau vive, la prière, l’accueil, et les temps forts spirituels. La vie fraternelle est un cadeau précieux. L’universel m’attire, et La Réunion l’incarne en un microcosme humain, culturel et religieux extraordinaire : Je fais partie du Groupe de dialogue interreligieux (Hindous, Musulmans, Bahaïs… religions chinoises) depuis le début de mon arrivée, et suis délégué diocésain pour l’œuvre d’Orient pour soutenir les Chrétiens d’Orient.

Dieu est vraiment fidèle. L’Eglise nous ouvre sur l’universel et la Communauté me permet de vivre cette dimension, à la fois apostolique et contemplative. Je rends grâce à Dieu, pour ces 40 années de belle aventure !

Père Isaïe

testimony of

Br. Isaïe

I am originally from the Paris area (Meaux), where I lived until I was 15 years old. My family was Catholic and practicing. Although ‘turbulent’ during my adolescence, I entered the minor seminary, run by the Holy Ghost Fathers until the baccalaureate, in the south. Those years were a grace for me, with an extraordinary awareness of the missions, and attending a nearby monastery gave me an insight of the contemplative life. In short, it provided an occasion for a ‘new conversion and confirmation of a calling. In the end, however, I hesitated between joining a monastery or one of those ‘new communities’ that were taking their first steps. After two years of philosophy at the Catholic Institute of Paris, followed by two years as a cooperator in the Islamic Republic of Mauritania, I found myself staying for a week at the brand new house of the Community in Pont-Saint-Esprit, thanks to friends. God « relates » with us and speaks through various and formidable mediations !

After the inner storm of the decision I had to make, and the strongly inspired advice of an old monk, I wrote to Pont and three months later I disembarked. It was in 1979, this year 40 years ago (already) ! Following my one-week stay in July, I entered in October. What touched me from the outset, in this community, is the love of the brothers and sisters for the Lord and the mutual charity experienced, as in a family.

The Jewish dimension or the Eastern Christian liturgy, were well attuned to my poles of interest. As for a « mixed » life together, it suited me well. Seven months after my entry, I went to Jerusalem for a year’s  study, then went down to Rome for three years to pursue theological studies. After that, there followed a litany of various destinations from Lebanon (during the war) to Morocco, a few years in France, then Gabon, Rwanda, Sicily…

Ordained to the priesthood 33 years ago, I was first a vicar, then a parish priest, in the diocese of Albi, and a pastor in various countries.  I have been living now for seven years in the south of Reunion Island (Indian Ocean) as parish priest in Terre Sainte (St Pierre). I feel very much at home. I share, with my brothers and sisters, in our spiritual home of the Beatitudes, called « Living Water », prayer times, welcoming activities, and spiritual highlights. Fraternal life is a precious gift.

Everything of a universal nature attracts me, and Reunion Island embodies it in an extraordinary human, cultural and religious microcosm: I have been a member of the Interreligious Dialogue Group (Hindus, Muslims, Baha’is… Chinese religions) since the beginning of my arrival, and am a diocesan delegate for the work of « l’œuvre d’Orient » (a French Association which supports Christians from the Eastern churches).

God is truly faithful. The Church opens us to all things universal and the Community allows me to live this dimension which is both apostolic and contemplative. I thank God for this 40 year long beautiful adventure !

Br. Isaïe

témoignage de

Fr. Jean-Marie

Je suis de Suisse romande. Avant de rentrer à la Communauté, j’étais jeune mécanicien-autos, dans un garage qui préparait des véhicules pour le Paris-Dakar.

C’est lors d’un pèlerinage pour les vocations en 1983 que j’ai entendu très clairement dans mon cœur, l’appel de Jésus à devenir prêtre. J’allais avoir vingt ans. La parole de Jésus brûlait mon âme. Durant cette journée de prière nous méditions un texte du Pape Jean-Paul II, qui s’exprimait en ces termes « Bien chers jeunes, je voudrais vous adresser un appel tout particulier : réfléchissez. Comprenez que je vous parle de choses très importantes. Il s’agit de consacrer sa vie entière au service de Dieu et de l’Eglise… Ouvrez votre cœur à la rencontre joyeuse avec le Christ ressuscité ! Permettez à la force de l’Esprit Saint d’agir en vous et de vous inspirer les justes choix pour votre vie… C’est peut-être toi que le Seigneur appelle… ». Sur ces paroles du pape, ma vocation a germé. Durant plus de quatre ans et demi j’ai lutté. Ma profession me plaisait énormément et je n’arrivais pas à me décider. C’est après un pèlerinage à Medjugorje que j’ai pu m’abandonner au projet que Le Seigneur avait sur moi.

Je me suis trouvé de passage à Ars, sans savoir que la Communauté des Béatitudes y organisait un rassemblement. Le choc ! Les liturgies festives me remplissaient d’une joie incroyable. Une sœur qui m’invite à assurer un tour d’adoration en pleine nuit ! Cette demande m’honorait. Quand je me suis trouvé face à Jésus-Eucharistie, j’avais le sentiment d’être réellement à ma place. “Une communauté qui adore voilà ce qu’il me faut”. Après ce coup de foudre, j’ai approfondi cette “rencontre” en visitant la maison de Pont-Saint-Esprit. Tout simplement…

Aujourd’hui, prêtre depuis 22 ans, je vis mon ministère sacerdotal en paroisse au service de la nouvelle évangélisation, entouré et aidé de mes frères et sœurs des Béatitudes. J’accorde une large place au service de la jeunesse. Notre maison paroissiale à Lausanne accueille un petit foyer d’étudiants. Avec eux, nous faisons du scoutisme et toutes sortes d’activités : camp en montagne, camp de ski, pèlerinage, JMJ, voyage humanitaire…

Jésus nous appelle à des grands défis. Il compte aussi sur toi. Laisse ton empreinte dans ce monde. Il a besoin de la fraîcheur de tes jeunes années. “Viens suis-moi. Ensemble nous bâtirons la civilisation de l’Amour.”

Frère Jean-Marie

testimony of

Br. Jean-Marie

I come from French-speaking Switzerland. Before joining the Community, I was a young car mechanic in a garage that prepared vehicles for the Paris-Dakar.

It was during a pilgrimage for vocations in 1983 that I heard very clearly in my heart Jesus calling me to become a priest. I was about to turn twenty. The word of Jesus burned my soul. During that day of prayer we were meditating on a text by Pope John Paul II, which read as follows: « Dear young people, I would like to address a very special appeal to you : reflect, understand that I am talking to you about very important things. It is about dedicating one’s entire life to the service of God and the Church… Open your hearts to a joyful encounter with the Risen Christ ! Allow the power of the Holy Spirit to work in you and inspire you with the right choices for your life… Perhaps the Lord is calling you…”. With these words of the pope, my vocation germinated. For more than four and a half years I put up a resistance. I liked my profession very much and I could not make up my mind. It was after a pilgrimage to Medjugorje that I was able to surrender to the Lord’s calling. I was passing through Ars, without knowing that the Community of the Beatitudes was organizing a conference there. What a shock! A sister invited me to take my turn at Adoration of the Blessed Sacrament in the middle of the night ! This request honored me. When I found myself facing Jesus in the Eucharist, I felt that I was really at the right place. “A community that gives space to ‘adoration’ this is what I need.” After this love at first sight experience, I deepened this “encounter” by visiting the house of Pont-Saint-Esprit. As simple as that…

Today, having been a priest for 22 years, I fulfil my priestly ministry in the parish at the service of the new evangelization, surrounded and helped by my brothers and sisters of the Beatitudes. I dedicate a large amount of my time to the service of youth. Our parish house in Lausanne runs a small student home. With them, we do scouting and all kinds of activities: mountain camping, ski camping, pilgrimages, WYD, humanitarian trips…

Jesus calls us to great challenges. He also counts on you. Leave your mark on this world. He needs the freshness of your young years. « Come follow me ». Together we will build a civilization of Love.

Brother Jean-Marie

témoignage de

Fr. Johannes-Maria

Je suis né et j’ai grandi à Berlin en Allemagne.

Il y a maintenant 25 ans que je suis entré à la Communauté des Béatitudes. Pourtant rien ne m’y destinait. Avant cette nouvelle vie, j’avais commencé des études d’enseignement, avec des priorités bien claires : le sport et les activités physiques.

À l’âge de 12 ans, j’ai commencé à pratiquer le bicross. Ça donne de l’adrénaline pur ! Pour moi c’était plus qu’un simple passe-temps libre. C’était ma vie. Je passais tout mon temps sur le vélo, y investissant tout mon argent et toute mon énergie. La compétition était devenue pour moi source de reconnaissance. Il fallait briller.

Mais tout cela, pour gagner un petit trophée en métal et être acclamé après la compétition. Pourtant ces moments sont éphémères.

Bien plus tard, j’ai réalisé que je me trouvais dans une recherche permanente de performances. Tout ce qui ne servait pas cet idéal, je le méprisais. Progressivement et sans y être vraiment conscient je perdais le sens de la vie et devenait de plus en plus solitaire. Intérieurement, j’avais même perdu ma famille.

Mais Dieu est bon ! À travers des circonstances miraculeuses, le Seigneur m’a conduit à Medjugorje, en Bosnie-Herzégovine. C’est un sanctuaire marial visité par des millions de pèlerins du monde entier. J’y ai vécu une expérience forte avec le Dieu vivant.

C’est très difficile de l’écrire en quelques mots, mais je peux simplement dire que je me suis rendu compte de mon égoïsme et de la froideur de mon cœur, en même temps que je découvrais l’amour ineffable de Dieu pour moi. Cette expérience m’a complètement changé !

J’ai commencé une vie de prière régulière. Elle m’a permis de m’approcher de la vie ecclésiale. Puis je suis entrée à la Communauté des Béatitudes car il y avait en moi un profond désir de donner toute ma vie au Seigneur. J’y trouvé ma famille. J’y ai rencontré des frères et sœurs qui ont vécu des choses similaires avec Dieu. Je pouvais cheminer avec eux pour servir le Seigneur et servir l’Église.

Et le temps passe vite… depuis je suis prêtre, j’essaye de rechercher les brebis perdues. Comme dans mon expérience, je souhaite leur parler de cette source profonde de bonheur que cherche chaque homme.

Alors, n’hésite pas non plus à entrer en contact avec lui, à lui parler, à lui partager tes questions, tes soucis, tes problèmes, tes blessures. Et surtout prie-le de se manifester et de te montrer sa grande miséricorde pour toi.

Frère Johannes Maria

 

testimony of

Br. Johannes Maria

I was born and grew up in Berlin (Germany).

It has been 25 years since I joined the Community of the Beatitudes. Yet I hadn’t planned anything in that direction. Before this new life, I had embarked on teaching studies, with clear priorities: sport and physical activities.

At the age of 12, I started bicross. It gives one pure adrenaline! For me it was more than just a simple hobby. It was my life. I spent all my time on the bike, investing all my money and all my energy on it. Competition had become a source of recognition for me. I had to shine.

All this, just to win a small metal trophy and be acclaimed after the competition ! Yet, how fleeting are such moments.

Much later, I realized that I was constantly striving after performances. I despised everything that did not serve this ideal. Gradually and without being really aware of the situation, I lost the meaning of life and became more and more lonely. Internally, I had even lost my family.

But God is good ! Through miraculous circumstances, the Lord led me to Medjugorje in Bosnia-Herzegovina. It is a Marian shrine visited by millions of pilgrims from all over the world. I experienced a strong encounter with the living God.

It is very difficult to write about it in a few words, but I can only say that I was aware of my selfishness and the coldness of my heart, nevertheless discovering at the same time God’s ineffable love for me. This experience completely changed me !

I began praying regularly. It allowed me to approach ecclesial life. I then joined the Community of the Beatitudes because there was a deep desire in me to give my whole life to the Lord. I found my family there. I met brothers and sisters who had experienced similar things with God. I could walk with them to serve the Lord and the Church.

And time passes quickly… since then I have been ordained to the priesthood, I try to look for lost sheep. As in my experience, I want to tell them about this deep source of happiness that every man seeks after.

So do not hesitate to get in touch with Him, to talk to Him, to share your questions, your worries, your problems, your wounds. And above all, pray to Him to manifest himself and show you His great mercy towards you.

Br. Johannes Maria

témoignage de

Fr. Pierre-Marie

Né à la fin de la guerre 39-45, dans une famille chrétienne, j’ai toujours désiré être missionnaire. Au petit séminaire, j’ai rencontré un Père blanc (missionnaire d’Afrique). Ce qui m’a attiré vers eux, c’est qu’« ils priaient et mangeaient ensemble », disaient déjà les martyrs de l’Ouganda : la mission en vie communautaire, pour témoigner du « voyez comme ils s’aiment ». J’ai été ordonné prêtre en 1974 et envoyé en mission dans le désert du Sahara. Au moment où la mission était mise en cause, j’ai fait l’expérience de l’Esprit Saint. Alors, avec d’autres Pères Blancs, nous avons fondé une petite fraternité de moines-missionnaires. Ce fut le début d’une expérience enthousiasmante : de nouveaux convertis, venus de l’islam, rencontraient le Christ, tandis que certains musulmans se retrouvaient autour de fr. Christian de Chergé et l’un de nous à Tibhirine, dans le lien de la Paix. Cette expérience n’a pu se poursuivre en Algérie, ni même comme Père Blanc. L’évêque qui nous accueilla, le Bx Mgr Pierre Claverie, nous accompagna alors jusqu’au Lion de Juda et l’Agneau immolé.

Nous y sommes restés, car nous y avons trouvé la prière, la vie liturgique, une vie communautaire dans la simplicité et l’abandon. Et nous fûmes les deux premiers prêtres à rejoindre la Communauté ayant déjà une véritable expérience missionnaire.

Aussi, la Communauté m’envoya, dès 1983, fonder au Liban, en pleine guerre, et par la suite dans bien d’autres pays et sur d’autres continents. Mon ministère est surtout marqué par la prédication à travers des retraites et de grandes évangélisations, la rencontre du monde musulman et l’accompagnement des convertis.

Efforce-toi de saisir Celui qui t’a saisi (cf. Ph 3,12-14). « Ne ralentis pas ton élan, reste dans la ferveur de l’Esprit, sers le Seigneur » (cf. Rm, 12,11).

Frère Pierre-Marie

TESTIMONY OF

Brother Pierre-Marie

Born at the end of the Second World War into a Christian family, I always wanted to be a missionary. In the minor seminary, I met a white Father (missionary from Africa). What attracted me to them was that “they prayed and ate together”, as the martyrs of Uganda said: the mission in community life, to witness to “see how they love each other”. I was ordained a priest in 1974 and sent on mission to the Sahara desert. At a time when the mission was being challenged, I experienced the Holy Spirit. Then, with other White Fathers, we founded a small fraternity of missionary monks. This was the beginning of an exciting experience: new converts from Islam met Christ, while some Muslims met around Br. Christian de Chergé and one of us at Tibhirine, in the bond of peace. This experience could not continue in Algeria, not even as a White Father. The bishop who welcomed us, Bishop Pierre Claverie, accompanied us to the Lion of Judah and the Immolated Lamb.

We stayed there because we found prayer, liturgical life, a community life in simplicity and abandonment. And we were the first two priests to join the Community who already had real missionary experience.

In 1983, the Community sent me to found in Lebanon, in the midst of the war, and then to many other countries and continents. My ministry is above all marked by preaching through retreats and great evangelisations, meeting the Muslim world and accompanying converts.

Strive to grasp Him who has grasped you (cf. Phil 3:12-14). “Do not slow down, remain in the fervour of the Spirit, serve the Lord” (cf. Rom 12:11).

Brother Pierre-Marie