DIE FAMILIE DER SELIGPREISUNGEN

Die Gemeinschaft der Seligpreisungen besteht aus drei Zweigen:

  • eines männlichen Zweiges des geweihten Lebens
  • eines weiblichen Zweiges des geweihten Lebens
  • ein Zweig von Laienmitgliedern, verheiratet oder ledig

Die Gemeinschaft erweitert sich auch mit „BÜNDNISMITGLIEDER“, um die Familie der Seligpreisungen zu bilden.

GEWEIHTE

BRÜDER UND PRIESTER

GEWEIHTE

SCHWESTERN

LAIEN

VERHEIRATET UND EHELOS LEBEND

DIE FREUNDE DES LAMMES

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    “Votre don sera reçu par la Fondation pour le Clergé, en faveur de la Communauté des Béatitudes et les données recueillies sur le formulaire de don serviront aux communications de la Communauté des Béatitudes et de la Fondation pour le Clergé.”

    LES RÉALITÉS D'ALLIANCE

    Il existe aussi des réalités d’alliance de la Communauté des Béatitudes. Parmi elles, en France, les Fraternités Saint Camille de Lellis sont des lieux d’accueil et d’écoute. Les membres des Fraternités ont ressenti une vocation particulière d’accompagnement et de prière et se sont formés à cela, en lien avec la Communauté des Béatitudes. Ils proposent à des personnes en difficulté un accompagnement et une écoute de compassion.

    BÜNDNISMITGLIEDER

    Il existe aussi des réalités d’alliance de la Communauté des Béatitudes. Parmi elles, en France, les Fraternités Saint Camille de Lellis sont des lieux d’accueil et d’écoute. Les membres des Fraternités ont ressenti une vocation particulière d’accompagnement et de prière et se sont formés à cela, en lien avec la Communauté des Béatitudes. Ils proposent à des personnes en difficulté un accompagnement et une écoute de compassion.

    témoignage de

    Fr. Jean-Paul du Christ Rédempteur

    Le frère Jean-Paul a été ordonné prêtre le 26 juin 2021 à Libreville (Gabon). Médecin de formation, Fr. Jean-Paul a senti l’appel du Christ à devenir médecin des âmes… Actuellement en mission dans notre maison de Zug en Suisse allemande, il nous livre le témoignage de sa vocation en vidéo.

    zeugnis von

    Br. Jean-Paul von Christus dem Erlöser

    Br. Jean-Paul wurde am 26. Juni 2021 in Libreville (Gabun) zum Priester geweiht. Als ausgebildeter Arzt spürte Br. Jean-Paul den Ruf Christi, Arzt der Seelen zu werden… Derzeit ist er in unserem Haus in Zug in der Deutschschweiz im Einsatz und gibt uns in einem Video Zeugnis von seiner Berufung.

    témoignage de

    Jaime et Laurence

    Nous sommes mariés et avons trois enfants de 15 à 9 ans. Nous sommes d’origine française, italienne et espagnole ! Nous sommes actuellement en mission à la Réunion. Entrés à la Communauté en 1995 et 1996, comme célibataires tous les deux, et après notre rencontre, nous nous sommes fiancés et mariés à la Communauté.

    En 2002 nous avons voulu prendre le temps de construire notre famille et après treize années, nous avons réintégré la Communauté. Les différentes modalités de vie communautaire sont bien adaptées à notre vie familiale et nous pouvons pleinement y servir le Seigneur.

    Nous vivons dans une maison qui se trouve à sept minutes à pied du foyer des frères. Cette proximité géographique est capitale pour nous et nous permet de participer aux offices et à la vie fraternelle de manière très souple par rapport à notre organisation familiale. Le foyer communautaire demeure le lieu de la communion (vie de prière, temps fraternels et missionnaires). La communion des états de vie est un véritable défi à relever aujourd’hui et demain pour évangéliser et annoncer la bonne nouvelle du Christ.

    Nous sommes, pour Jaime, professeur d’espagnol, et pour Laurence, formatrice et consultante en communication. Notre vie professionnelle nous permet de subvenir aux besoins de notre famille, mais est aussi une mission, celle de témoigner de notre foi par des gestes, des actes et des paroles simples.

    La vie avec le Seigneur est une aventure extraordinaire !

    Jaime et Laurence

    Zeugnis von

    Jaime und Laurence

    Wir sind verheiratet und haben drei Kinder, die zwischen 9 und 15 Jahre alt sind. Wir haben französische, italienische und spanische Wurzeln. Im Moment sind wir in Mission auf der Insel Reunion. Wir sind 1995 und 1996 jeder alleinstehend in die Gemeinschaft eingetreten, wo wir uns kennen gelernt, verlobt und schliesslich geheiratet haben.

    Im Jahr 2002 haben wir entschieden eine Zeit ausserhalb der Gemeinschaft zu nehmen, um unsere Familie als zu konstruieren und nach dreizehn Jahren sind wir zurück gekommen. Heute sind die Strukturen des Gemeinschaftsleben an unser Familienleben angepasst und das ermöglicht uns ganz dem Herrn zu dienen. Unser Haus ist nur 7 Minuten zu Fuß vom Haus der Brüder entfernt. Diese örtliche Nähe ist für uns wesentlich und ermöglicht uns flexibel, angepasst an die aktuelle Situation unserer Familie, an den Gebetszeiten und anderen Gemeinschaftszeiten teilzunehmen. Das Foyer der Gemeinschaft ist für uns wirklich der zentrale Ort des gemeinsamen Gebetes, des Austausches und der gemeinsamen Mission. Die communio der Lebensstände dieser Welt von heute und morgen zu bringen ist eine wirkliche Herausforderung, um zu evangelisieren und die „Gute Nachricht“ von Christus zu verkünden.

    Wir arbeiten als Spanischlehrer (Jaime) und in der Ausbildung und Beratung  im Bereich der Kommunikation (Laurence). Unser Arbeitsleben erlaubt uns für den Unterhalt unserer Familie aufzukommen, aber wir verstehen es auch als eine Mission, die uns erlaubt unseren Glauben durch einfache Gesten, Handlungen und Worte zu bezeugen.

    Das Leben mit dem Herrn ist ein unglaubliches Abenteuer.

    témoignage de

    Sr Eva de Jésus

    Je suis autrichienne et cela fait vingt-deux ans déjà que je suis entrée à la Communauté des Béatitudes.

    Avant de suivre l’appel de Jésus, j’étais étudiante en droit en vue de rentrer dans une école diplomatique. Le Seigneur s’est bien servi de mon attirance pour les différents pays et cultures, pour faire de moi son ambassadrice… au Pérou, en proclamant son amour comme missionnaire.

    Comment est-ce arrivé ? Mon chemin vers la vie consacrée a commencé avec une messe célébrée par la Communauté des Béatitudes à Lisieux. Touchée par la beauté de la liturgie, par la joie des consacrés qui chantaient et dansaient devant Dieu, j’ai tout de suite su que Jésus m’invitait aussi à participer à cette joie.

    Une sœur consacrée m’a donné une brochure de la mission de la Communauté au Pérou. Il faut dire que je cherchais déjà depuis un bon moment un lieu pour faire une expérience missionnaire. C’est là que mon aventure avec Jésus a commencé !

    Après une expérience comme « volontaire », j’ai décidé de rentrer dans la Communauté au Pérou. Après plusieurs séjours dans divers pays au service de l’évangélisation, je suis de retour au Pérou. Je ne peux qu’admirer la fidélité de Dieu, son amour qui me porte et la joie d’avoir donné ma vie à Jésus.

    Je peux voir chaque jour les merveilles que Dieu fait dans la vie des pauvres qui crient vers lui. Jésus est présent : Il console les affligés, Il rend fort les faibles, Il guérit les cœurs brisés, Il donne espérance où il y a découragement. Ma joie, c’est d’être son petit instrument, témoin de sa miséricorde et de la joie qu’il y a de donner sa vie à Jésus !

    Sœur Eva de Jésus

    Zeugnis von

    Sr. Eva von Jesus

    Ich bin Österreicherin und nun schon seit 22 Jahren in der Gemeinschaft der Seligpreisungen. Bevor ich dem Ruf Jesu gefolgt bin, habe ich Jura studiert, um die Diplomatenschule zu machen.

    Der Herr hat sich gut meiner Liebe zu den verschiedenen Ländern und Kulturen bedient, um aus mir seine Botschafterin zu machen… heute in Peru, wo ich seine Liebe als Missionarin verkünde. Wie ist es dazu gekommen? Mein Weg zum geweihten Leben hat mit einer Messe begonnen, die von der Gemeinschaft der Seligpreisungen in Lisieux gefeiert wurde. Ich war berührt von der Schönheit der Liturgie, der Freude der Geweihten, die vor Gott sangen und tanzten.

    Sofort habe ich gewusst, dass Jesus mich auch einlädt an dieser Freude teilzuhaben.  Eine der Schwestern hat mir einen Flyer über die Mission der Gemeinschaft in Peru gegeben. Ich muss dazu sagen, dass ich schon seit einiger Zeit auf der Suche nach einem Ort war um eine missionarische Erfahrung zu machen. Dort hat mein Abenteuer mit Jesus angefangen. Nach einer Erfahrung als Freiwillige, habe ich entschieden in die Gemeinschaft in Peru einzutreten. Nach verschieden Aufenthalten in verschiedenen Ländern, immer im Dienst der Evangelisation, bin ich nun zurück in Peru.

    Ich kann nur über die Treue Gottes staunen, seine Liebe die mich trägt und die Freude mein Leben Jesus gegeben zu haben. Ich kann jeden Tag die Wunder sehen, die Gott im Leben der Armen wirkt, die zu ihm schreien.

    Jesus ist gegenwärtig: Er tröstet die Trauernden, Er macht die Schwachen stark, Er heilt die gebrochenen Herzen, Er gibt Hoffnung, wo Entmutigung herrscht. Meine Freude ist es sein kleines Instrument zu sein, Zeugnis zu geben von seiner Barmherzigkeit und von der Freude mein Leben Jesus geschenkt zu haben.

    Sr. Eva vom Jesus

    témoignage de

    Fr. Nathanaël

    Parisien, je suis entré à la Communauté à l’âge de 24 ans après une maîtrise de philosophie et des études de finance.

    Je me souviens de mon premier appel qui remonte à l’âge de 7 ans. C’était alors un appel à la vie consacrée. Sans la connaître, j’avais vraiment fait mienne cette citation du Curé d’Ars : « il n’y a pas de plus grand bonheur sur terre que d’aimer Dieu et de savoir qu’il nous aime ». Ce désir du plus grand bonheur, dans la consécration, est toujours resté au plus profond de mon cœur, même quand plus tard, j’ai pensé au mariage.

    C’est à 24 ans, comme une évidence, que j’ai tout quitté pour répondre à cet appel : famille, pays, culture, amis et petite amie, travail. Je suis rentré à la Communauté des Béatitudes en… Côte d’Ivoire, dans une mission catholique. C’est là que mon appel au sacerdoce est né, en voyant combien les gens avaient « besoin des sacrements ».

    Depuis, j’ai beaucoup voyagé : six ans en Afrique (Côte d’Ivoire, Rwanda, Gabon), Israël, Rome, Toulouse, Denver dans le Colorado… Et oui, les quatre continents ! C’est l’un des aspects de la Communauté que je préfère : l’internationalité. La Communauté m’a donné l’occasion de rencontrer le peuple de Dieu dans son universalité, et de le rencontrer en vérité, en profondeur. Comme frère et comme prêtre, on partage le plus intime de la vie des gens : leurs joies, leurs détresses, etc. On est là présent aux moments les plus heureux de leur vie (mariage, naissances, etc.) comme aux plus durs (décès…). Quelle grâce, et quelle richesse !

    Je peux témoigner que le Seigneur dit vrai lorsqu’Il promet le centuple en frères, sœurs, maisons… à ceux qui auront tout quitté pour Le suivre. Il m’a comblé bien au-delà de ce que j’aurais pu rêver. Depuis onze ans à Denver dans le Colorado, je reviens en France cette année, pour un nouveau service : celui de de notre maison et paroisse parisienne à Maisons Alfort. Après tant d’années à l’étranger, je reviens servir “mon” peuple qui en a tant besoin.

    Tu discernes un appel ? Alors je voudrais simplement te dire : si tu es baptisé, écoute ton cœur, et non tes peurs. Avance en eau profonde, Il sera fidèle.

    Frère Nathanaël

    ZEUGNIS VON

    Bruder Nathanael

    Ich komme aus Paris und trat der Gemeinschaft im Alter von 24 Jahren bei, nachdem ich einen Magister in Philosophie und ein Studium der Finanzwissenschaften abgeschlossen hatte.

    Ich erinnere mich an meinen ersten Ruf, der auf mein siebtes Lebensjahr zurückgeht. Damals war es ein Ruf zum geweihten Leben. Ohne sie zu kennen, hatte ich mir wirklich das Zitat des Pfarrers von Ars zu eigen gemacht: „Es gibt kein größeres Glück auf Erden, als Gott zu lieben und zu wissen, dass er uns liebt“. Dieser Wunsch nach dem größten Glück in der Weihe ist immer tief in meinem Herzen geblieben, auch als ich später an die Ehe dachte.

    Wie selbstverständlich habe ich mit 24 Jahren alles verlassen, um diesem Ruf zu folgen: Familie, Land, Kultur, Freunde und Freundin, Arbeit. Ich kehrte zur Gemeinschaft der Seligpreisungen in … der Elfenbeinküste zurück, in einer katholischen Mission. Dort entstand mein Ruf zum Priestertum, als ich sah, wie sehr die Menschen „die Sakramente brauchten“.

    Seitdem bin ich viel gereist: sechs Jahre in Afrika (Elfenbeinküste, Ruanda, Gabun), Israel, Rom, Toulouse, Denver in Colorado… Und ja, die vier Kontinente! Das ist einer der Aspekte der Gemeinschaft, der mir am besten gefällt: die Internationalität. Die Gemeinschaft hat mir die Möglichkeit gegeben, dem Volk Gottes in seiner Universalität zu begegnen und ihm in Wahrheit und in der Tiefe zu begegnen. Als Bruder und als Priester teilt man das Innerste des Lebens der Menschen: ihre Freuden, ihre Nöte etc. Man ist in den glücklichsten Momenten ihres Lebens (Hochzeiten, Geburten usw.) ebenso präsent wie in den schwersten (Tod…). Was für eine Gnade und was für ein Reichtum!

    Ich kann bezeugen, dass der Herr die Wahrheit sagt, wenn er denjenigen, die alles verlassen haben, um ihm zu folgen, das Hundertfache an Brüdern, Schwestern, Häusern … verspricht. Er hat mich weit über das hinaus erfüllt, was ich mir je erträumt hätte. Nach elf Jahren in Denver, Colorado, kehre ich dieses Jahr nach Frankreich zurück, um einen neuen Dienst zu übernehmen: die Leitung unseres Hauses und unserer Gemeinde in Maisons Alfort in Paris. Nach so vielen Jahren im Ausland komme ich zurück, um „meinem“ Volk zu dienen, das es so sehr braucht.

    Erkennst du eine Berufung? Dann möchte ich dir einfach sagen: Wenn du getauft bist, höre auf dein Herz und nicht auf deine Ängste. Gehe in tiefes Wasser, Er wird treu sein.

    Bruder Nathanael

    témoignage de

    Valérie

    Originaire de Paris, je suis entrée à la Communauté il y a une vingtaine d’années. Je finissais mes études en Lettres modernes et en Histoire à la Sorbonne.

     

    J’avais tout pour être heureuse mais je cherchais désespérément un sens à ma vie. J’avais juste oublié l’essentiel : Dieu.

    La Sainte Vierge est venue me chercher dans toutes mes impasses et a commencé à me conduire pas à pas pour me faire revenir à l’Eglise et me permettre de découvrir la Communauté. Inscrite à un camp de jeunes au Liban pendant l’été 1997, ce fut une expérience décisive suivie rapidement d’une année Nazareth (un temps pour Dieu proposé aux jeunes pour discerner leur vocation).

    J’ai senti clairement un appel aux Béatitudes car, aspirant à l’union à Dieu à l’école du Carmel, j’étais très attirée par la spiritualité mariale et la beauté de la liturgie. J’y ai découvert la joie de la vie fraternelle et l’accueil des pauvres, une vie simple et sobre comme remède au matérialisme, le tout cimenté par la prière liturgique et l’adoration eucharistique. Bref, tout me semblait familier et attirant. Une évidence s’est vite imposée à moi : après deux années de recherche, j’avais enfin trouvé ma famille spirituelle.

    Aujourd’hui, je vis mon appel communautaire au sein de la Branche laïque en ayant fait un vœu de célibat pour le Royaume. Cet appel me permet de vivre ma consécration et d’être pleinement épouse du Christ dans un discret témoignage, tout en exerçant un métier que j’aime.

    Je travaille en effet aux Editions des Béatitudes à Nouan-le-Fuzelier. Un cadeau vraiment providentiel car, à la fin de mes études littéraires, je me destinais justement aux métiers de l’édition… Le Seigneur m’a redonné cela après m’avoir demandé de tout quitter pour Le suivre. C’est une grande joie de pouvoir vivre l’intégralité de la vie communautaire tout en exerçant sur place un métier sur mesure ! Ce travail est aussi l’occasion de pouvoir participer à une œuvre d’évangélisation par le media du livre qui m’a toujours passionnée.

    Enfin, une autre chose qui me tient à cœur : la musique et le chant en particulier. J’ai la joie de faire partie de l’équipe des chantres pour animer les offices et les messes au service de la Communauté et des retraitants qui la visitent. Aider les autres à prier grâce à la musique, c’est tellement beau !

    Tout mon cheminement pourrait se résumer en une phrase : « Approchez-vous de Lui et Il s’approchera de vous. » (Jc 4,8) C’est par le Cœur de Marie que j’ai pu entrer dans l’intimité du Cœur de Jésus. Deo gratias !

    Valérie

    zeugnis von

    Valérie

    Ich stamme aus Paris und kam vor etwa zwanzig Jahren in die Gemeinschaft. Ich schloss gerade mein Studium der modernen Literatur und Geschichte an der Sorbonne ab.

    Ich hatte alles, um glücklich zu sein, aber ich suchte verzweifelt nach einem Sinn in meinem Leben. Ich hatte nur das Wichtigste vergessen: Gott.

    Die Heilige Jungfrau kam, um mich in all meinen Sackgassen abzuholen, und begann, mich Schritt für Schritt zurück zur Kirche zu führen und mir zu ermöglichen, die Gemeinschaft zu entdecken. Als ich mich im Sommer 1997 für ein Jugendlager im Libanon anmeldete, war dies eine entscheidende Erfahrung, der bald ein Nazareth-Jahr folgte (eine Zeit für Gott, die jungen Menschen angeboten wird, um ihre Berufung zu erkennen).

    Ich spürte deutlich einen Ruf zu den Seligpreisungen, denn da ich mich in der Schule des Karmel nach der Vereinigung mit Gott sehnte, war ich sehr von der marianischen Spiritualität und der Schönheit der Liturgie angezogen. Dort entdeckte ich die Freude am brüderlichen Leben und die Aufnahme der Armen, ein einfaches und nüchternes Leben als Heilmittel gegen den Materialismus, das alles durch das liturgische Gebet und die eucharistische Anbetung zusammengehalten wurde. Kurzum, alles erschien mir vertraut und anziehend. Mir wurde schnell klar, dass ich nach zwei Jahren der Suche endlich meine spirituelle Familie gefunden hatte.

    Heute lebe ich meine gemeinschaftliche Berufung innerhalb des Laienzweiges, indem ich ein Gelübde der Ehelosigkeit für das Königreich abgelegt habe. Dieser Ruf ermöglicht es mir, meine Weihe zu leben und in einem diskreten Zeugnis voll und ganz Braut Christi zu sein, während ich gleichzeitig einen Beruf ausübe, den ich liebe.

    Ich arbeite nämlich beim Verlag Editions des Béatitudes in Nouan-le-Fuzelier. Ein wahrhaft providentielles Geschenk, denn am Ende meines Literaturstudiums hatte ich mich gerade für das Verlagswesen entschieden … Der Herr hat mir das wieder geschenkt, nachdem er mich aufgefordert hatte, alles zu verlassen, um ihm zu folgen. Es ist eine große Freude, das gesamte Gemeinschaftsleben zu leben und gleichzeitig vor Ort einen maßgeschneiderten Beruf ausüben zu können! Diese Arbeit bietet mir auch die Möglichkeit, an einer Evangelisierungsarbeit über das Medium Buch teilzunehmen, die mich schon immer begeistert hat.

    Und schließlich noch etwas, das mir sehr am Herzen liegt: die Musik und das Singen im Besonderen. Ich habe die Freude, zum Team der Sänger zu gehören, um die Gottesdienste und Messen im Dienste der Gemeinschaft und der Exerzitienbesucher, die sie besuchen, zu gestalten. Anderen durch die Musik beim Beten zu helfen, ist so schön!

    Mein ganzer Weg könnte in einem Satz zusammengefasst werden: „Nähert euch ihm, dann wird er sich euch nähern.“ (Jak 4,8) Durch das Herz Marias konnte ich in die Intimität des Herzens Jesu eintreten. Deo gratias!

    Valerie

    témoignage de

    Sr Maya-Lys of Jesus

    Je m’appelle Maya et je suis libanaise. Jésus est venu me cueillir pendant mes études en finances à 25 ans…

     

    Pendant mon enfance, j’ai reçu une éducation catholique, en partie par mes parents et en partie par mon école. Mais j’ai toujours eu dans mon esprit l’image d’un Dieu lointain, qui est au ciel et qui nous regarde comme s’il regardait un film. Depuis mon adolescence, j’ai suivi un parcours très dynamique dans le scoutisme et diverses activités sportives, avec une vie sociale bien remplie et pleine d’amis. Comme on dit, j’étais „toujours en mouvement“ ! Je ne ressentais pas le besoin de faire des pauses pour réfléchir !

    J’ai croqué la vie à pleines dents

    Lorsque j’ai quitté mon pays pour étudier en Belgique, je suis entrée dans une période très difficile à vivre : pour la première fois, j’avais perdu mes repères et mon réseau d’amis. Dans cette solitude – la première rupture dans ma vie – j’ai réalisé que je n’étais pas heureuse. Et beaucoup de questions se sont posées à ce moment-là : qu’est-ce que le vrai bonheur ? Quel est le sens de ma vie ? Pourquoi ce vide en moi ?

    Toujours en Belgique, et en plein questionnement, j’ai fait la connaissance de la Communauté des Béatitudes, où je venais passer les week-ends et les vacances. Quelle joie sur les visages des frères et sœurs, moi qui cherchais le bonheur ! J’ai été interpellé par la vie de prière, l’adoration, la beauté de la liturgie, la vie fraternelle, la communion des états de vie. De séjour en séjour, le Seigneur a parlé à mon cœur, m’a attiré à Lui, j’ai trouvé le bonheur en Lui, ce vide en moi a été rempli d’une présence, de Sa Présence. J’ai découvert un Dieu très proche, pas du tout distant. J’ai été attiré par le culte où j’ai goûté l’amour de Dieu pour moi, où j’ai expérimenté une paix profonde ! L’expérience de Dieu prenait de la place dans mon cœur. De plus en plus, j’avais la certitude que Dieu

    m’aimait d’un amour infini que rien ni personne ne pouvait m’enlever. Cet amour me saisissait de l’intérieur.

    La vocation : l’appel à la Communauté

    Peu à peu est né en moi le désir de me donner à Dieu, en même temps que grandissait mon attirance pour la Communauté. Et mes résistances sont toutes tombées ! J’ai compris que le Seigneur m’appelait à lui donner ma vie dans la Communauté.

    Je suis entrée dans la Communauté en 2013 et j’ai fait mes premiers vœux en 2016. Le 29 mai, je ferai ma profession au Liban. Je rends grâce à Dieu pour le chemin parcouru avec Lui et dans la Communauté. “ L’éternel m’est apparu : Je t’ai aimé d’un amour éternel ; c’est pourquoi je t’attire avec bonté „. (Jr 31.3)

    Je me confie à vos prières pour que l’amour du Christ ne cesse de m’attirer et qu’à mon tour je puisse toujours être fidèle et répondre à son appel quotidiennement avec joie car devant le Seigneur, je désire être une âme joyeuse.

    Sœur Maya-Lys de Jésus

    Zeugnis von

    Sr Maya-Lys de Jésus

    Mein Name ist Maya und ich bin Libanesin. Jesus hat mich während meines Studiums im Alter von 25 Jahren abgeholt…

    In meiner Kindheit erhielt ich eine katholische Erziehung, zum Teil durch meine Eltern und zum Teil durch die Schule. Aber ich hatte immer das Bild eines fernen Gottes im Kopf, der im Himmel ist und auf uns herabschaut, als würde er einen Film sehen. Seit meiner Jugend habe ich einen sehr dynamischen Weg bei den Pfadfindern und verschiedenen sportlichen Aktivitäten eingeschlagen, mit einem regen sozialen Leben und vielen Freunden. Wie man so schön sagt, war ich „immer in Bewegung“! Ich hatte nicht das Bedürfnis, Pausen zum Nachdenken einzulegen!

    Ich habe das Leben gründlich durchgekaut

    Als ich mein Land verließ, um in Belgien zu studieren, begann für mich eine sehr schwierige Zeit: Zum ersten Mal hatte ich die Orientierung und mein Netzwerk von Freunden verloren. In dieser Einsamkeit – der ersten Zäsur in meinem Leben – wurde mir klar, dass ich nicht glücklich war. Und viele Fragen tauchten damals auf: Was ist wahres Glück? Was ist der Sinn meines Lebens? Warum diese Leere in mir?

    Noch in Belgien und voller Fragen lernte ich die Gemeinschaft der Seligpreisungen kennen, wo ich die Wochenenden und die Ferien verbrachte. Welche Freude auf den Gesichtern der Brüder und Schwestern, ich, der ich das Glück suchte! Das Leben im Gebet, die Anbetung, die Schönheit der Liturgie, das brüderliche Leben, die Gemeinschaft der Lebensstände haben mich herausgefordert. Von Aufenthalt zu Aufenthalt sprach der Herr zu meinem Herzen, zog mich zu sich, ich fand das Glück in Ihm, diese Leere in mir wurde mit einer Gegenwart, mit Seiner Gegenwart gefüllt. Ich entdeckte einen Gott, der mir sehr nahe war, gar nicht so weit weg. Es zog mich in den Gottesdienst, wo ich Gottes Liebe zu mir spürte, wo ich tiefen Frieden erfuhr! Die Gotteserfahrung nahm Raum in meinem Herzen ein. Mehr und mehr war ich sicher, dass Gott

    mich mit einer unendlichen Liebe liebt, die mir nichts und niemand nehmen kann. Diese Liebe ergriff mich von innen heraus.

    Berufung: der Ruf in die Gemeinschaft

    Nach und nach wurde in mir der Wunsch geboren, mich Gott hinzugeben, während gleichzeitig meine Anziehungskraft für die Gemeinschaft wuchs. Und meine Widerstände sind alle gefallen! Ich verstand, dass der Herr mich rief, ihm mein Leben in der Gemeinschaft zu schenken.

    Ich trat 2013 in die Gemeinschaft ein und legte 2016 meine ersten Gelübde ab. Am 29. Mai werde ich im Libanon die Profess ablegen. Ich danke Gott für den Weg, den ich mit ihm und in der Gemeinschaft gegangen bin. „Der Ewige ist mir erschienen: Ich habe dich mit ewiger Liebe geliebt; darum ziehe ich dich mit Freundlichkeit an. (Jr 31,3)

    Ich vertraue mich euren Gebeten an, damit die Liebe Christi nie aufhört, mich anzuziehen, und damit ich meinerseits immer treu sein kann und täglich mit Freude auf seinen Ruf antworte, denn vor dem Herrn möchte ich eine frohe Seele sein.

    Sr. Maya-Lys von Jesus

    Frère Alphonse-Marie

    témoignage de

    Fr. Alphonse-Marie

    Originaire du Vietnam, je suis l’aîné d’une famille de quatre enfants. J’ai grandi dans la foi grâce à des parents très pratiquants. J’ai bien pu suivre les parcours catéchétiques de ma paroisse mais je n’ai jamais pensé devenir prêtre ou religieux.  C’est seulement à l’âge de 22 ans, après mon bac, que je me suis posé la question de la vocation ! Pas très porté vers les études, j’ai raté les concours d’entrée dans les universités. Du coup l’année suivante, je suis resté dans ma famille pour aider mes parents dans le travail aux champs. J’avais l’occasion de venir à la messe tous les jours, participer à la chorale, faire la catéchèse aux enfants et j’accompagnais même mon curé dans ses déplacements.

    Un jour, après le chapelet du soir, une dame catéchiste est venue vers moi pour me dire : « mon fils, veux-tu devenir religieux ?». Tellement surpris par cette question, je ne savais pas quoi lui répondre. Hésitant, je lui répondit : « je n’y ai jamais pensé ». Elle me rétorqua : « alors va prier, et moi aussi, je vais prier pour toi ». Elle me confia deux lectures : L‘Histoire d’une âme de sainte Thérèse de Lisieux et la vie de saint Damien qui s’est occupé des lépreux sur l’île de Molokai.

    J’ai commencé à prier et à lire ces deux histoires. J’avais la chance aussi d’avoir un accompagnateur spirituel. Trois mois après, je voulais devenir religieux pour ressembler à  Ste Thérèse et St Damien pour son service des pauvres. Le sacerdoce n’était pas encore au centre de mon questionnement. Il faut savoir qu’au Vietnam, pour devenir prêtre il faut avoir des diplômes universitaires, et ce n’était pas du tout mon truc.

    Pendant cette période, tous les matins je me levais très tôt pour participer à la messe de… 4h30 ! J’aimais beaucoup la messe, surtout les homélies. Comme mon curé était âgé, il lui arrivait de ne pas prêcher. Quand ça arrivait, je n’étais pas content. Un jour, alors que cela se reproduisait, j’ai prié le Seigneur : « Seigneur, si tu fais de moi un prêtre, je prêcherai à sa place ». C’est tout simplement comme cela que j’ai eu le désir de devenir prêtre. Et cette prière a été exaucée… 20 ans plus tard !

    Avec ce désir de devenir religieux et prêtre, c’est une de mes cousines qui m’a fait rencontrer la Communauté des Béatitudes au Vietnam. Tout de suite, j’ai vu des frères et des sœurs ensemble et surtout tellement joyeux.  C’est cette communion des états de vie qui m’a attiré. „Seigneur, c’est là que je veux vivre“. Et voilà, j’y suis depuis ce 27 décembre 1999. Et maintenant prêtre, voilà exaucée cette prière faite il y a 20 ans, de prêcher pour les prêtres qui ne peuvent plus prêcher.

    « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ! » Alors pourquoi pas toi ? Crois seulement !

    Frère Alphonse-Marie

    Frère Alphonse-Marie

    Zeugnis von

    Bruder Alphonse-Marie

    Ich komme ursprünglich aus Vietnam und bin das älteste Kind einer Familie mit vier Kindern. Dank meiner sehr praktizierenden Eltern bin ich im Glauben aufgewachsen. Ich habe zwar an den katechetischen Kursen meiner Gemeinde teilgenommen, aber ich habe nie daran gedacht, Priester oder Ordensmann zu werden.  Erst im Alter von 22 Jahren, nach meinem Abitur, habe ich mir die Frage nach meiner Berufung gestellt! Da ich nicht sehr studienorientiert war, fiel ich bei den Aufnahmeprüfungen für die Universitäten durch. Deshalb blieb ich im nächsten Jahr bei meiner Familie und half meinen Eltern bei der Feldarbeit. Ich konnte jeden Tag zur Messe gehen, im Chor mitsingen, den Kindern Katechese geben und begleitete sogar meinen Pfarrer auf seinen Reisen.

    Eines Tages kam nach dem abendlichen Rosenkranz eine Katechetin auf mich zu und sagte: „Mein Sohn, willst du Ordensmann werden?“. So überrascht von dieser Frage, wusste ich nicht, was ich ihr antworten sollte. Zögernd antwortete ich ihr: „Ich habe noch nie darüber nachgedacht“. Sie erwiderte: „Dann geh beten, und ich werde auch für dich beten“. Sie vertraute mir zwei Lektüren an: Die Geschichte einer Seele der heiligen Therese von Lisieux und das Leben des heiligen Damian, der sich um die Leprakranken auf der Insel Molokai gekümmert hatte.

    Ich begann zu beten und diese beiden Geschichten zu lesen. Ich hatte auch das Glück, einen geistlichen Begleiter zu haben. Drei Monate später wollte ich Ordensmann werden, um der heiligen Theresa und dem heiligen Damian wegen seines Dienstes an den Armen zu ähneln. Das Priestertum stand noch nicht im Mittelpunkt meines Fragens. Man muss wissen, dass man in Vietnam einen Universitätsabschluss haben muss, um Priester zu werden, und das war überhaupt nicht mein Ding.

    Während dieser Zeit stand ich jeden Morgen sehr früh auf, um an der Messe um… 4h30 ! Ich mochte die Messe sehr, vor allem die Predigten. Da mein Pfarrer schon älter war, kam es manchmal vor, dass er nicht predigte. Wenn das passierte, war ich nicht glücklich. Eines Tages, als das immer wieder vorkam, betete ich zum Herrn: „Herr, wenn du mich zum Priester machst, werde ich an seiner Stelle predigen“. So kam es, dass ich den Wunsch hatte, Priester zu werden. Und dieses Gebet wurde erhört … 20 Jahre später!

    Mit diesem Wunsch, Ordensmann und Priester zu werden, war es eine meiner Cousinen, die mich mit der Gemeinschaft der Seligpreisungen in Vietnam bekannt machte. Sofort sah ich Brüder und Schwestern, die zusammen und vor allem so fröhlich waren.  Es war diese Gemeinschaft der Lebenszustände, die mich anzog. „Herr, dort will ich leben“. Und so bin ich seit jenem 27. Dezember 1999 dort. Und jetzt, da ich Priester bin, wird das Gebet, das ich vor 20 Jahren gesprochen habe, erfüllt, für die Priester zu predigen, die nicht mehr predigen können.

    „Wenn du glaubst, wirst du die Herrlichkeit Gottes sehen!“ Warum also nicht auch du? Glaube einfach!

    Bruder Alphonse-Marie

    Bart et Veerle

    témoignage de

    Bart et Veerle

    Nous nous sommes mariés en 1993, et avons trois enfants. Belges néerlandophones, nous habitons en Flandres (Belgique).

    C’est comme « touristes », en visitant l’abbaye Saint-Martin-du-Canigou, que nous avons fait la rencontre de la Communauté des Béatitudes. La joie, la beauté de la liturgie et la communion des états de vie nous ont tout de suite interpellés.

    Dans notre quête spirituelle, nous avons beaucoup cherché ! Et c’est dans la Communauté que nous avons vraiment rencontré le Christ ! Whaou ! Quel changement dans notre vie. Nous avons découvert la diversité de la prière et de la spiritualité : vêpres byzantines, entrée en shabbat, danses d’Israël, renouveau charismatique, spiritualité carmélitaine. Et avec l’internationalité, la Communauté a formidablement élargi notre regard sur le monde.

    Dans la Communauté des Béatitudes nous aimons cet équilibre entre la vie contemplative et la vie active et missionnaire. A la fois la prière intérieure, l’adoration, le silence, mais aussi la louange et la prière charismatique.

    Quelle belle unité !

    Bart et Veerle

    Bart et Veerle

    ZEUGNIS VON

    Bart und Veerle

    Wir haben 1993 geheiratet und haben drei Kinder. Wir sind niederländischsprachige Belgier und leben in Flandern (Belgien).

    Als „Touristen“, die die Abtei Saint-Martin-du-Canigou besuchten, lernten wir die Gemeinschaft der Seligpreisungen kennen. Die Freude, die Schönheit der Liturgie und die Gemeinschaft der Lebensstände haben uns sofort angesprochen.

    Auf unserer spirituellen Suche haben wir viel gesucht! Und es war in der Gemeinschaft, dass wir Christus wirklich begegnet sind! Whaou! Was für eine Veränderung in unserem Leben! Wir entdeckten die Vielfalt des Gebets und der Spiritualität: byzantinische Vesper, Eintritt in den Shabbat, Tänze aus Israel, charismatische Erneuerung, karmelitanische Spiritualität. Und mit der Internationalität hat die Gemeinschaft unseren Blick auf die Welt in großartiger Weise erweitert.

    In der Gemeinschaft der Seligpreisungen lieben wir dieses Gleichgewicht zwischen dem kontemplativen Leben und dem aktiven und missionarischen Leben. Sowohl das innere Gebet, die Anbetung, die Stille, aber auch der Lobpreis und das charismatische Gebet.

    Was für eine schöne Einheit!

    Bart und Veerle

    témoignage de

    Sr Claire d'Assise

    Je suis d’origine anglaise, et de nationalité néo-zélandaise.

    J’avais seize mois lorsque nous avons quitté l’Angleterre pour la Nouvelle-Zélande, pays pour lequel mon père a eu un coup de cœur lors de ses voyages maritimes.

    Jeune, j’avais des aspirations plutôt artistiques, avec une attirance pour les beaux-arts. Ce rêve n’a pas pu être réalisé pour différentes raisons. J’ai fait plusieurs formations qui m’ont permis de travailler, tout en cherchant ma vocation. A l’époque je m’orientais déjà vers la vie consacrée… mais où ?

    Il fallait attendre l’heure de Dieu ! Cette attente, un peu douloureuse, a été un apprentissage nécessaire pour ne pas faire demi-tour devant les silences de Dieu. Après six ans de recherche, la réponse est venue. On faisait circuler dans un groupe de prière une vidéo sur une « nouvelle communauté » en France. Un couple allemand/néo-zélandais, qui fréquentait « cette communauté » en Allemagne, voulait la faire connaître en NZ. Voilà que je découvrais des jeunes vivant une vie de prière intense, et avec en plus, la présence d’artistes consacrées ! Je découvrais ainsi la « Communauté des Béatitudes ».

    Il fallait quelque chose d’un peu particulier, un je ne sais quoi d’assez fort pour convaincre une âme plutôt timide à tout quitter ; famille, travail, pays, culture, langue, pour suivre l’appel de son cœur et partir au large, vers l’inconnu.

    Aujourd’hui c’est la gratitude qui habite mon cœur. En Lui j’ai appris une vie nouvelle, ample, libre ; la vie du Royaume. Je suis devenue citoyenne de ce Royaume, cherchant le chemin de mon cœur pour y habiter encore plus profondément et pour le communiquer autour de moi.

    Je donnerai ce conseil : ne pas cesser d’écouter les aspirations de notre cœur : ce sont les désirs que Dieu met en nous, et Il peut tout, car Il est avec nous et pour nous !

    Sœur Claire d’Assise

    Zeugnis von

     Sr. Clara von Assisi

    Ich bin Neuseeländerin, mit englischen Wurzeln.

    Als ich 16 Monate alt war, haben meine Eltern Großbritannien verlassen um nach Neuseeland zu gehen. Auf einer seiner Seereisen hatte meine Vater sich in diesen Land ‚verliebt‘.

    Als junges Mädchen hatte ich eine künstlerische Ader und die schöne Kunst sprach mich besonders an. Aus verschiedenen Gründen konnte sich aber mein Traum mich dahingehend zu verwirklichen, nicht realisieren. Ich absolvierte verschiedene Ausbildungen, um zu arbeiten, aber immer war ich auf der Suche nach meiner Berufung. In dieser Zeit wuchs in mir die Sehnsucht nach dem geweihten Leben… aber wo?

    Ich musste auf die Stunde Gottes warten! Dieses Warten, was etwas schmerzhaft war, wurde zu einer nötigen Lehre, um Gott auch später, angesichts seines Schweigens, die Treue zu bewahren. Nach sechs Jahren der Suche, hatte ich die Antwort gefunden. In einer Gebetsgruppe wurde ein Film über eine neue Gemeinschaft in Frankreich von einem zum anderen gegeben. Ein Ehepaar, selber Deutsch-Neuseeländer, die oft zu dieser Gemeinschaft in Deutschland gingen, wollten sie auch in Neuseeland bekannt machen. So habe ich also lebendige junge Leute entdeckt, die ein intensives Gebetsleben führen und noch dazu gab es Geweihte, die Künstler waren. So habe ich also die ‚Gemeinschaft der Seligpreisungen‘ entdeckt.

     

    Es brauchte wirklich etwas Besonderes, dass stark genug war um eine eher schüchterne Seele dazu zu bringen alles zu verlassen: Familie, Arbeit, Land, Kultur, Sprache, um diesem Ruf des Herzens zu folgen, diesem Ruf aufs Meer hinaus zu fahren und ins Weite zu fahren… dem Unbekannten entgegen. Heute ist es mein Herz voll Dankbarkeit. In IHM habe ich ein neues Leben gelernt, in einer Weite und Freiheit: das Reich Gottes. Ich bin eine Bürgerin des Reiches Gottes geworden, um den Weg meines Herzens zu suchen um dort tiefer verankert zu sein und das Reich Gottes um mich herum zu verkünden.

    Ich würde einen Rat geben: hör nicht auf den Eingebungen deines Herzens zu folgen: Gott ist es, der die Sehnsucht in uns legt. Er kann alles, denn er ist mit uns und für uns!

     Sr. Clara von Assisi

    témoignage de

    Frère Andreas du Cœur Immaculé de Marie

    Je m’appelle frère Andreas du Cœur Immaculé de Marie. Je suis né en Suisse allemande en 1986. Après mon lycée, j’ai étudié la géographie et la géologie à Zurich. C’est lors d’un pèlerinage en 2006 que j’ai connu la Communauté des Béatitudes. Attiré par la qualité de la vie fraternelle et par la beauté de la liturgie, j’ai rejoint, à l’âge de 21 ans, la maison de la Communauté à Zug (Suisse allemande). J’ai pu y terminer mes études.

    Et pourtant je n’en prenais pas le chemin !

    Après avoir vécu une belle enfance, très tôt, dès l’âge de 12 ans, j’ai commencé à mener une vie de plaisir et de liberté absolue, des fêtes et soirées à répétition. L’alcool, les dérives… et pourtant, je croyais avoir trouvé le grand bonheur.

    A 16 ans, mon « bonheur » s’est écroulé. En une seconde ! Un grave accident de scooter avec mon frère aîné. Nous nous sommes endormis en roulant, entrant en collision avec une voiture qui venait en sens inverse. Nous étions tous les deux gravement blessés. Allongé sur le sol, je ne pouvais plus bouger. C’était long avant que les secours arrivent. Ma vie ? quoi ? toutes ces fêtes, ces soirées, ces plaisirs… et maintenant ? Pour la première fois je cherchais du sens. N’y a-t-il pas quelque chose de plus ?

    Pendant mon hospitalisation de cinq semaines, j’ai cherché et cherché des réponses. C’est plus tard, et contrairement à toutes mes attentes, que je les ai trouvées au sein de l’Eglise catholique. En participant à une messe, quand le prêtre a élevé l’hostie, j’ai su intimement que Jésus était là, et qu’Il m’aimait.

    Incroyable ! Tout avait changé. Le sens de ma vie était maintenant JÉSUS ! Quelques années plus tard je décidai de Lui consacrer toute ma vie. C’est dans la Communauté des Béatitudes que j’ai prononcé mes vœux perpétuels, disant : « Seigneur Jésus, je renonce à moi-même pour ne m’attacher qu’à Toi, l’unique Trésor et la seule espérance de mon séjour sur la terre aussi longtemps que je vivrai. »

    Le 15 septembre dernier j’ai été ordonné diacre. Avec la tâche confiée par la Communauté de porter le souci de la pastorale jeune. Pour eux, être un « serviteur de la charité » et les conduire vers Jésus. Leur souhaitant de découvrir que seul Jésus peut combler nos désirs profonds, « Il est le Chemin, la Vérité et la Vie ! » (Jn 14, 6)

    « Me voici Seigneur, sans retard, sans réserve, sans retour, par amour ! » (Saint Michel Garicoïts)

    Frère Andreas du Cœur Immaculé de Marie

    Zeugnis von

    Br. Andreas

    Ich heisse Bruder Andreas vom Unbefleckten Herzen Mariens. Ich bin 1986 in der Deutschschweiz geboren. Nach der Matura studierte ich Geographie und Geologie in Zürich. Während einer Wallfahrt im Jahre 2006 traf ich die Gemeinschaft der Seligpreisungen. Angezogen von der Tiefe des brüderlichen Lebens und der Schönheit der Liturgie, bin ich im Alter von 21 Jahren in das Gemeinschaftshaus von Zug (Deutschschweiz) eingezogen. Gleichzeitig aber musste ich noch mein Studium abschliessen. Nach dem Studienabschluss bin ich dann als volles Mitglied am 1. November 2009 in die Gemeinschaft eingetreten. Wie konnte es soweit kommen?

    Denke ich über meine Kindheit nach, kommen mir sehr viele schöne Erinnerungen. Und doch begann ich schon sehr früh, ab dem Alter von 12 Jahren, ein Leben voller Ausgelassenheit und absoluter Freiheiten zu führen: Partys und Festabende reihten sich aneinander. Es floss viel Alkohol und mein Zustand war manchmal so, dass ich erst am nächsten Tag die Spuren meiner Dummheiten vom Vorabend wahrnehmen konnte… Irgendwie war ich aber überzeugt, dass ich in diesem Partyleben das grosse Glück meines Lebens gefunden hätte.

    Mit 16 Jahren allerdings brach dieses „Glück“ zusammen. In nur einer Sekunde nahm mein Leben einen komplett anderen Wandel! Ich hatte einen schweren Rollerunfall mit meinem älteren Bruder. Nach einer durchfeierten Nacht, wollten wir am Morgen nach Hause fahren. Während der Fahrt schliefen wir ein und kollidierten frontal mit einem Auto, das in die entgegengesetzte Richtung fuhr. Wir wurden beide schwer verletzt. Ich lag auf dem Boden und konnte mich nicht mehr bewegen. Es dauerte lange, bis Hilfe kam. Mein Leben? War das schon alles? All diese Partys, Ausgelassenheiten, Übertreibungen… und jetzt? Zum ersten Mal suchte ich nach dem Sinn meines Lebens. Gibt es nicht noch mehr?

    Während meines fünfwöchigen Krankenhausaufenthaltes habe ich unaufhörlich nach Antworten gesucht, besonders die Antwort auf die Frage nach dem Sinn des Lebens. Erst später, und entgegen all meinen Erwartungen, fand ich diese Antwort in der katholischen Kirche. Ich nahm an einer heiligen Messe teil. Als der Priester zur Wandlung die Hostie erhob, wusste ich mit einer absoluten Sicherheit, dass Jesus gegenwärtig ist in diesem Stück Brot und dass er mich liebt.

    Unglaublich! Für mich hat dieser Moment alles verändert. Ich wusste seither, dass JESUS der Sinn meines Lebens sein wird! Ich war damals 16 Jahre alt. Ein paar Jahre später beschloss ich, mein ganzes Leben Gott zu weihen. In der Gemeinschaft der Seligpreisungen habe ich meine ewigen Gelübde ausgesprochen und gesagt: „Herr Jesus, ich entsage mir selbst, und will mich nur an Dich binden, den einzigen Schatz und die einzige Hoffnung meines Seins auf Erden, solange ich lebe“.

    Am 13. Juli 2019 wurde ich zum Priester geweiht. Die Gemeinschaft hat mir die Jugendarbeit als meine Mission anvertraut. Für mich heisst das, den Jugendlichen ein „Diener der Liebe“ zu sein und ihnen allen den Weg zu Jesus aufzuzeigen. Dabei hoffe ich, dass sie in Ihm den entdecken, der allein unsere tiefsten Wünsche erfüllen kann: „Er ist der Weg, die Wahrheit und das Leben!“ (Joh 14,6)

    Bruder Andreas vom Unbefleckten Herzen Mariens

    Guillem et Esther

    témoignage de

    Guillem et Esther

    Nous sommes Guillem et Esther. Originaires de Barcelone, nous sommes rentrés à la Communauté lorsque nous étions fiancés en 1995. Esther avait fait des études d’institutrice et de pianiste et Guillem des études de journalisme. Nous avions connu la Communauté aux sessions d’été qu’elle organisait à Lourdes. Puis nous l’avons fréquentée en allant régulièrement faire des séjours dans la maison de Saint Martin du Canigou à 250 kms de chez nous.

    Esther : moi j’étais touchée par la vie de prière, la vie fraternelle et par l’eschatologie : « voir le Peuple de Dieu (frères, sœurs, familles, prêtres), vivre le Royaume au milieu de nous » : cela se sentait, se respirait, se voyait…
    Guillem : ce qui me touchait c’était la dimension de mission et d’évangélisation. On voyait que la fécondité des missions de la Communauté prenait sa source dans la vie de prière.

    Nous portions tous les deux un désir de consacrer notre couple à Dieu et au service de son Royaume. Le Seigneur nous a montré la Communauté et son charisme comme la réponse à ce désir profond qui nous habitait.

    Esther : cette évidence m’est apparue en premier. J’ai attendu et prié que le moment vienne pour Guillem.
    Guillem : pendant une Semaine Sainte à la Communauté à l’abbaye Saint-Martin, en faisant du jardinage, j’ai ressenti moi aussi cet appel !

    Nous avons passé neuf ans en vie communautaire résidentielle, pendant lesquelles nous avons poursuivi nos études par de la psychopédagogie pour Esther et de la théologie pour Guillem. Et en 2004, nous avons été envoyés pour fonder la Communauté en Espagne dans le diocèse de Segorbe-Castellon. C’est là qu’après dix ans de mariage, le Seigneur nous a bénis avec l’arrivée de notre fille, cadeau de la Vierge Marie. Cela nous a préparés à l’apostolat que nous vivons aujourd’hui auprès des jeunes mamans célibataires en difficulté.

    Aujourd’hui, nous travaillons tous les deux comme institutrice et au service de la communication du diocèse. Nous proposons aussi des veillées de prière, des retraites et des sessions toute l’année.

    Nous vivons une réalité missionnaire qui est nourrie par une vie d’amitié avec Dieu, par la prière, les sacrements, la conversion continuelle.

    Quand on est en mission, le Seigneur nous fait vivre une pauvreté à tous les niveaux. Cela n’est pas toujours facile, mais nous expérimentons que plus on est pauvre, plus on est riche, et plus grandit en nous la certitude que le Seigneur Seul agit dans les cœurs au milieu du monde.

    Guillem et Esther

    Guillem et Esther

    ZEUGNIS VON

    Guillem und Esther

    Wir sind Guillem und Esther. Wir stammen aus Barcelona und kamen in die Gemeinschaft zurück, als wir 1995 verlobt waren. Esther hatte Grundschullehrerin und Pianistin gelernt und Guillem hatte Journalismus studiert. Wir hatten die Gemeinschaft bei den Sommersitzungen kennengelernt, die sie in Lourdes organisierte. Dann besuchten wir sie regelmäßig, indem wir in das Haus in Saint Martin du Canigou, 250 km von unserem Wohnort entfernt, fuhren.

    Esther: Mich haben das Gebetsleben, das brüderliche Leben und die Eschatologie berührt: „Das Volk Gottes (Brüder, Schwestern, Familien, Priester) sehen, das Reich Gottes in unserer Mitte leben“: Das konnte man riechen, atmen und sehen…
    Guillem: Was mich berührte, war die Dimension der Mission und der Evangelisierung. Man konnte sehen, dass die Fruchtbarkeit der Missionen der Gemeinschaft im Gebetsleben wurzelte.

    Wir beide trugen den Wunsch in uns, unsere Ehe Gott und dem Dienst an seinem Reich zu widmen. Der Herr zeigte uns die Gemeinschaft und ihr Charisma als die Antwort auf diesen tiefen Wunsch, der in uns wohnte.

    Esther: Dieses Offensichtliche erschien mir zuerst. Ich wartete und betete, bis der Moment für Guillem gekommen war.
    Guillem: Während einer Karwoche in der Gemeinschaft in der Abtei Saint-Martin, bei der Gartenarbeit, spürte auch ich diesen Ruf!

    Wir verbrachten neun Jahre im stationären Gemeinschaftsleben, in denen wir unsere Studien mit Psychopädagogik für Esther und Theologie für Guillem fortsetzten. Und im Jahr 2004 wurden wir ausgesandt, um die Gemeinschaft in Spanien in der Diözese Segorbe-Castellon zu gründen. Dort segnete uns der Herr nach zehn Jahren Ehe mit der Ankunft unserer Tochter, die ein Geschenk der Jungfrau Maria war. Das bereitete uns auf das Apostolat vor, das wir heute mit jungen, alleinstehenden Müttern in Schwierigkeiten leben.

    Heute arbeiten wir beide als Lehrerin und in der Kommunikationsabteilung der Diözese. Außerdem bieten wir das ganze Jahr über Gebetswachen, Einkehrtage und Sitzungen an.

    Wir leben eine missionarische Realität, die durch ein Leben in Freundschaft mit Gott, durch das Gebet, die Sakramente und die ständige Umkehr genährt wird.

    Wenn wir in der Mission sind, lässt der Herr uns Armut auf allen Ebenen leben. Das ist nicht immer leicht, aber wir erleben, dass man umso reicher wird, je ärmer man ist, und dass in uns die Gewissheit wächst, dass der Herr allein in den Herzen mitten in der Welt wirkt.

    Guillem und Esther

    Sr Claire Sandrine

    témoignage de

    Sr Claire-Sandrine

    Originaire de Grenoble, je suis entrée à la Communauté des Béatitudes à 23 ans.

    Lors de ma confirmation, à 16 ans, j’ai vécu une vraie effusion de l’Esprit Saint qui a changé ma vie, j’ai entendu mystérieusement Dieu me dire : « Sandrine, je te fais confiance pour m’annoncer aux autres ! » C’était du sérieux. Paix et joie immenses, certitude intérieure qu’il fallait m’engager pour Dieu et son Eglise.

    J’ai commencé des études à Paris : philosophie, puis secrétariat. Je me suis engagée pendant ce temps, dans une fraternité missionnaire : groupe de prière de jeunes avec qui j’ai eu la joie de partager ma foi, et de faire des missions d’évangélisation. J’ai fait l’expérience de la puissance de Dieu dans ma vie quotidienne.

    Ce sont deux expériences inoubliables qui ont creusé en moi le désir de donner ma vie dans la vie religieuse :

    – une expérience humanitaire auprès des « chiffonniers » d’un bidonville, au Caire, en Egypte avec Sr Emmanuelle dont le témoignage m’a tellement interpellée : tout donner pour les autres !
    – et la seconde expérience, lors d’une semaine incroyable de prière et de partage avec des milliers de jeunes du monde entier au Festival des Jeunes à Medjugorje. A la fin, je n’étais plus la même, c’était comme si le Seigneur me disait : « Si tu me suis, Je te comblerai. » Je savais que je pouvais compter sur sa Fidélité, alors, je Lui ai dit « Oui ». Décision prise, joie immense !

    Deux ans auparavant, j’avais vécu une retraite spirituelle, pendant la Semaine Sainte, à la Communauté des Béatitudes à Nouan-Le-Fuzelier. Je me rappelle avoir dit : « Si un jour, Seigneur, Tu m’appelles à consacrer ma vie pour Toi, je rentrerai ici ! »

    Mon appel à la Communauté des Béatitudes était si fort qu’un an après, j’ai demandé à y entrer. Cela fait vingt-six ans déjà ! Voilà l’humour de Dieu !

    Aimer en donnant et donner en aimant !
    Jésus comble le cœur de celui ou de celle qui Lui donne tout. Et mon espérance n’a pas été déçue !

    Sœur Claire Sandrine

    Sr Claire Sandrine

    Zeugnis von

    Sr Claire-Sandrine

    ZEUGNIS VON
    Sr. Claire-Sandrine
    Ursprünglich aus Grenoble, bin ich im Alter von 23 Jahren in die Gemeinschaft der Seligpreisungen eingetreten.

    Während meiner Konfirmation erlebte ich mit 16 Jahren eine wahre Ausgießung des Heiligen Geistes, die mein Leben veränderte. Ich hörte Gott auf geheimnisvolle Weise zu mir sagen: „Sandrine, ich vertraue darauf, dass du mich anderen verkündigst! Es war ernst. Unendlicher Frieden und Freude, innere Gewissheit, dass ich mich Gott und seiner Kirche widmen musste.

    Ich habe in Paris angefangen zu studieren: Philosophie, dann Sekretariatsarbeit. Während dieser Zeit engagierte ich mich in einer missionarischen Bruderschaft: einer Gebetsgruppe junger Menschen, mit denen ich die Freude hatte, meinen Glauben zu teilen und Evangelisierungsmissionen durchzuführen. Ich habe die Kraft Gottes in meinem täglichen Leben erfahren.

    Dies sind zwei unvergessliche Erfahrungen, die in mir den Wunsch vertieft haben, mein Leben im Ordensleben zu geben:

    – eine humanitäre Erfahrung mit den „Rassensammlern“ eines Slums, in Kairo, in Ägypten mit Sr. Emmanuelle, deren Zeugnis mich so herausgefordert hat: alles für andere zu geben!
    – und die zweite Erfahrung während einer unglaublichen Woche des Gebets und des Austauschs mit Tausenden von jungen Menschen aus der ganzen Welt beim Jugendfestival in Medjugorje. Am Ende war ich nicht mehr derselbe, es war, als würde der Herr zu mir sagen: „Wenn du mir nachfolgst, werde ich dich erfüllen. » Ich wusste, dass ich auf seine Treue zählen konnte, also sagte ich „Ja“ zu ihm. Entscheidung getroffen, große Freude!

    Zwei Jahre zuvor hatte ich während der Karwoche an geistlichen Exerzitien in der Gemeinschaft der Seligpreisungen in Nouan-Le-Fuzelier teilgenommen. Ich erinnere mich, dass ich gesagt habe: „Wenn Du mich eines Tages, Herr, berufst, um Dir mein Leben zu widmen, werde ich hierher zurückkommen!“ »

    Meine Berufung zur Gemeinschaft der Seligpreisungen war so stark, dass ich ein Jahr später darum bat, ihr beitreten zu dürfen. Es ist schon sechsundzwanzig Jahre her! Das ist der Humor Gottes!

    Lieben durch Geben und Geben durch Lieben!
    Jesus erfüllt die Herzen derer, die ihm alles geben. Und meine Hoffnung wurde nicht enttäuscht!

    Schwester Claire Sandrine

    témoignage de

    Fr. Anthony de la Transfiguration

    Je m’appelle frère Anthony de la Transfiguration. Je viens de Boulder, USA, au pied des Montagnes Rocheuses. Alors que j’étais au séminaire diocésain, le Seigneur m’a appelé à entrer dans la Communauté des Béatitudes.

    Au séminaire, on nous a appris qu’au centre du Sacerdoce, il y a la vie liturgique. Or ce n’était pas cela qui m’avait attiré à devenir prêtre, et j’avais alors beaucoup à découvrir. Notre formation nous guidait vers les hauteurs de l’Eucharistie, en passant par les montées de la louange, l’art sacré et le chant.

    A la Communauté, j’ai été ébloui par la beauté de la liturgie, c’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai, finalement, discerné de continuer mon chemin vers le Sacerdoce. La Liturgie est un devoir et une œuvre, mais elle est d’autant plus une participation à la louange du Ciel ! Trois fois par jour, la cloche me coupe du travail. Je passe des soucis et contraintes du « monde » à une ambiance de paix et de beauté. Je me retrouve au milieu de frères et sœurs aussi bien que des anges et des saints. Là, je puise à la communion avec le Seigneur et avec les autres qui me fortifient pour demeurer en Lui au milieu de l’action du jour, que ce soit des œuvres du ministère ou des tâches pratiques.

    « Les frères et sœurs de la Communauté veilleront à être un seul corps et une seule âme, manifestant ainsi dans la liturgie l’unité du peuple de Dieu. En elle, ils puiseront les forces vives pour l’exercice de la charité ».  

    Depuis l’ordination, mon activité apostolique vise à semer les vocations, surtout chez les jeunes américains. Il s’agit d’aller chez les jeunes, de leur témoigner de la joie de tout donner. Je trouve souvent l’occasion de les faire goûter à la beauté de la liturgie. En mission sur les cités universitaires, souvent on les offre une belle célébration d’un office ou de l’Eucharistie. Je trouve chez les étudiants et jeunes adultes un recouvrement du sacré et du respect. Mais c’est souvent un pas de l’avant pour eux que de découvrir l’émerveillement à la Présence de Dieu, et aussi de s’ouvrir pour que le Seigneur puisse demeurer en eux.

    Je les invite à prendre du temps pour Dieu, dans une retraite ou un séjour à la Communauté à l’étranger, surtout en Israël où je suis affecté actuellement. Nous sommes entourés dans ce pays de la liturgie des différentes communautés religieuses (rite oriental, judaïsme…), sans parler des muezzins qui appellent les musulmans à leurs prières. Cela stimule les jeunes à chercher pour leur vie aussi un rythme de prière.

    Que l’on soit chez nous à Emmaüs pour des semaines de service, ou en sortie pour une semaine de camping en Galilée, chaque jour est centré sur l’Eucharistie, les Laudes, les Vêpres, et un examen de conscience suivi de la bénédiction avant le coucher. C’est un goût de la vie religieuse et de la vie communautaire pour ceux qui ouvrent leur cœur. Pour tous, cette habitude de la prière quotidienne permet de se garder dans la Présence de Dieu.

    Ces expériences avec les jeunes renouvellent ma vie spirituelle et mon écoute à la radicalité de l’Évangile. A quarante ans, est-ce que je commence à perdre l’élan ? Eh bien, garder la Liturgie au centre, c’est anticiper le Ciel, ainsi il n’y aura jamais aucune raison d’aller à la retraite !

    Fr. Anthony de la Transfiguration

    ZEUGNIS VON

    Br. Anthony von der Verklärung

    Mein Name ist Bruder Anthony von der Verklärung. Ich komme aus Boulder, USA, am Fuße der Rocky Mountains. Als ich im Diözesanseminar war, rief mich der Herr dazu auf, in die Gemeinschaft der Seligpreisungen einzutreten.

    Im Seminar wurde uns beigebracht, dass das Zentrum des Priestertums das liturgische Leben ist. Das war es aber nicht, was mich zum Priesterberuf hingezogen hatte, und so gab es für mich viel zu entdecken. Unsere Ausbildung führte uns in die Höhen der Eucharistie, über die Steigungen des Lobpreises, der sakralen Kunst und des Gesangs.

    In der Gemeinschaft wurde ich von der Schönheit der Liturgie geblendet, und das war einer der Gründe, warum ich mich schließlich entschied, meinen Weg zum Priestertum fortzusetzen. Die Liturgie ist eine Pflicht und ein Werk, aber sie ist umso mehr eine Teilnahme am Lob des Himmels! Dreimal am Tag unterbricht mich die Glocke von der Arbeit. Ich gehe von den Sorgen und Zwängen der „Welt“ in eine Atmosphäre des Friedens und der Schönheit über. Ich befinde mich inmitten von Brüdern und Schwestern sowie von Engeln und Heiligen. Dort schöpfe ich aus der Gemeinschaft mit dem Herrn und mit anderen, die mich stärken, um inmitten des Tagesgeschehens, seien es Werke des Amtes oder praktische Aufgaben, in Ihm zu bleiben.

    „Die Brüder und Schwestern der Gemeinschaft werden darauf achten, dass sie ein Leib und eine Seele sind, und so in der Liturgie die Einheit des Volkes Gottes zum Ausdruck bringen. Aus ihr werden sie die lebendigen Kräfte für die Ausübung der Liebe schöpfen“.

    Seit der Priesterweihe zielt meine apostolische Tätigkeit darauf ab, Berufungen zu säen, vor allem unter jungen Amerikanern. Es geht darum, zu den Jugendlichen zu gehen und ihnen die Freude zu bezeugen, alles zu geben. Ich finde oft die Gelegenheit, sie die Schönheit der Liturgie erleben zu lassen. Bei Missionen in Universitätsstädten wird ihnen oft eine schöne Feier eines Gottesdienstes oder der Eucharistie geboten. Ich finde bei den Studenten und jungen Erwachsenen eine Wiedergewinnung des Heiligen und des Respekts. Aber es ist oft ein Schritt nach vorne für sie, das Staunen über die Gegenwart Gottes zu entdecken und sich zu öffnen, damit der Herr in ihnen wohnen kann.

    Ich lade sie ein, sich Zeit für Gott zu nehmen, in Exerzitien oder bei einem Aufenthalt in der Gemeinschaft im Ausland, vor allem in Israel, wo ich derzeit eingesetzt bin. Wir sind in diesem Land von der Liturgie der verschiedenen Religionsgemeinschaften (orientalischer Ritus, Judentum…) umgeben, ganz zu schweigen von den Muezzins, die die Muslime zu ihren Gebeten rufen. Das regt junge Menschen dazu an, auch für ihr Leben einen Gebetsrhythmus zu suchen.

    Ob man nun bei uns in Emmaus für Wochen des Dienstes ist oder auf einem Ausflug für eine Woche Camping in Galiläa, jeder Tag ist auf die Eucharistie, die Laudes, die Vesper und eine Gewissenserforschung, gefolgt vom Segen vor dem Schlafengehen, ausgerichtet. Dies ist ein Geschmack des religiösen Lebens und des Gemeinschaftslebens für diejenigen, die ihr Herz öffnen. Für alle ermöglicht diese Gewohnheit des täglichen Gebets, sich in der Gegenwart Gottes zu halten.

     

    Diese Erfahrungen mit jungen Menschen erneuern mein geistliches Leben und mein Hören auf die Radikalität des Evangeliums. Beginne ich mit vierzig Jahren, den Schwung zu verlieren? Nun, die Liturgie im Zentrum zu halten, bedeutet, den Himmel vorwegzunehmen, so wird es nie einen Grund geben, in den Ruhestand zu gehen!

    Br. Anthony von der Verklärung

    témoignage de

    Jean-Claude et Martine

    Nous sommes, Jean-Claude, diacre permanent, et Martine, parmi les tous premiers membres de la Communauté.

    Nous étions tous les deux étudiants à la faculté de médecine de Nancy et voici que nos chemins se sont croisés en 1970 dans le cadre de l’aumônerie protestante réformée que fréquentait aussi le fondateur de la Communauté et quelques autres anciens. Nous nous posions bien des questions sur Dieu, sur la Vérité, sur notre avenir…

    En juillet 1974, à la fin de nos études, nous nous sommes mariés Peu auparavant le Renouveau charismatique était passé par là et suite au témoignage de nos amis Gérard Croissant et de son épouse Jo, nous avions reçu l’effusion du Saint Esprit, ce qui orienta radicalement notre vie. Nous comprîmes que Jésus était une personne, vivante et agissante, qui nous appelait à sa suite à marcher dans la sainteté. La solution pour y arriver, c’était la vie communautaire car, même si chacun a son chemin, on ne peut y arriver seul. La vie communautaire permettait de s’organiser et de se stimuler afin que Dieu soit toujours le premier servi.

    Répondant, dans un acte de foi, à l’appel du Seigneur, nous nous sommes lancés tête baissée dans ce projet fou et inédit et avons intégré la première maison de la Communauté à Cordes en septembre 1975, cela fait 44 ans. Après quelques mois, nous sommes partis, sans rien, fonder la Communauté en Israël, et vivre proches du peuple élu dont nous apprenons tant de choses.

    De retour en France, nous avons participé à diverses nouvelles fondations et assumé des responsabilités variées : pastorale des jeunes, adolescents puis adultes, services administratifs et juridiques, formation, soutien aux œuvres de compassion de la communauté ainsi que diverses tâches de gouvernement qui nous ont bien occupés !

    Que retenir de ce parcours ? Nous avons connu des hauts et des bas, des temps bénis et des temps de désert, des périodes de communion et d’autres de dissensions… Mais après 44 ans, la certitude qui nous habite et qui demeure intacte, c’est que la Communauté est un don de Dieu, elle n’est pas une œuvre humaine, et ce que Dieu donne, Il ne le reprend pas. Si nous, nous sommes inconstants, notre Dieu est fidèle, nous pouvons compter sur Lui ! C’est là notre force qui nourrit notre espérance.

    Jean-Claude et Martine Michel

    ZEUGNIS VON

    Jean-Claude und Martine

    Wir, Jean-Claude, ständiger Diakon, und Martine, gehören zu den allerersten Mitgliedern der Gemeinschaft.

    Wir waren beide Studenten an der medizinischen Fakultät in Nancy und unsere Wege kreuzten sich 1970 im Rahmen der protestantisch-reformierten Seelsorge, die auch vom Gründer der Gemeinschaft und einigen anderen Ehemaligen besucht wurde. Wir stellten uns viele Fragen über Gott, über die Wahrheit, über unsere Zukunft…

    Im Juli 1974, am Ende unseres Studiums, heirateten wir. Kurz zuvor war die Charismatische Erneuerung durch die Gegend gezogen und nach dem Zeugnis unserer Freunde Gérard Croissant und seiner Frau Jo hatten wir die Ausgießung des Heiligen Geistes empfangen, was unser Leben radikal ausrichtete. Wir verstanden, dass Jesus eine lebendige und handelnde Person war, die uns in ihre Nachfolge rief, um in der Heiligkeit zu wandeln. Die Lösung, um dies zu erreichen, war das Gemeinschaftsleben, denn auch wenn jeder seinen eigenen Weg hat, kann man es nicht alleine schaffen. Das Gemeinschaftsleben ermöglichte es, sich zu organisieren und anzuregen, damit Gott immer zuerst bedient wird.

    In einem Akt des Glaubens antworteten wir auf den Ruf des Herrn, stürzten uns kopfüber in dieses verrückte und neuartige Projekt und zogen im September 1975, also vor 44 Jahren, in das erste Haus der Gemeinschaft in Cordes ein. Nach einigen Monaten machten wir uns mit nichts auf den Weg, um die Gemeinschaft in Israel zu gründen und in der Nähe des auserwählten Volkes zu leben, von dem wir so viel lernten.

    Nach unserer Rückkehr nach Frankreich beteiligten wir uns an verschiedenen Neugründungen und übernahmen unterschiedliche Verantwortlichkeiten: Seelsorge für Jugendliche, Heranwachsende und später Erwachsene, Verwaltungs- und Rechtsdienste, Ausbildung, Unterstützung der Werke der Barmherzigkeit der Gemeinschaft sowie verschiedene Leitungsaufgaben, die uns gut beschäftigten!

    Was können wir aus diesem Werdegang lernen? Wir haben Höhen und Tiefen erlebt, gesegnete Zeiten und Zeiten der Wüste, Zeiten der Gemeinschaft und Zeiten der Uneinigkeit … Aber nach 44 Jahren ist die Gewissheit, die in uns wohnt und die unverändert bleibt, dass die Gemeinschaft ein Geschenk Gottes ist, sie ist kein menschliches Werk, und was Gott gibt, nimmt er nicht zurück. Wenn wir wankelmütig sind, ist unser Gott treu, wir können uns auf ihn verlassen! Das ist unsere Stärke, die unsere Hoffnung nährt.

    Jean-Claude und Martine Michel

    témoignage de

    Sr Claudia de l'Agneau de Dieu

    Je m’appelle Sr Claudia de l’Agneau de Dieu. J’ai grandi non loin de Saint Gall en Suisse. Avant d’entrer en 2010 à la Communauté des Béatitudes à Zug, j’ai fait des études de théologie.

    A l’âge de dix-sept ans j’ai eu la chance de faire une rencontre personnelle avec Dieu. J’ai alors ressenti une joie et une paix que je n’avais jamais connues avant !

    Après cette découverte de l’amour de Dieu pour moi j’ai voulu me mettre au service du Seigneur et passer du temps avec Lui dans la prière. Je le cherchais entre autres en m’investissant dans l’organisation des JMJ en Suisse. Louer Dieu en jouant du piano avec d’autres jeunes dans un groupe de louange me procurait toujours beaucoup de joie.

    Durant mes études, une question me travaillait continuellement: « Suis-je appelée à fonder une famille et à me mettre au service d’une paroisse ou bien suis-je appelée à la vie consacrée ? » J’appréciais la beauté du mariage et j’aimais beaucoup les enfants. Mais au fond, l’attirance pour la vie consacrée était la plus forte. J’ai alors demandé au Seigneur des signes concrets pour recevoir une lumière.

    Pour mieux connaître le quotidien d’un monastère j’ai vécu un an chez les Filles de la Croix à Rome. Touchée par la lecture de la Parole de Dieu et le témoignage des sœurs, mon désir de consacrer ma vie au Seigneur grandissait toujours plus en moi. Mais dans quelle communauté aller ? J’en visitais plusieurs à Rome, mais il y en avait tellement … de toutes sortes et de toutes les couleurs ! Alors, comment faire ? Mon accompagnateur spirituel me conseilla de noter tous les éléments importants survenus dans ma vie et ma prière personnelle. À ma plus grande surprise et avec beaucoup de joie j’ai réalisé que tout ce que j’avais écrit dans ma liste correspondait au charisme de la Communauté des Béatitudes : la beauté de la liturgie, l’adoration quotidienne du Saint-Sacrement, la vie fraternelle entre les sœurs, les frères et les membres laïcs, ainsi que la fidélité à l’Église universelle !

    Aujourd’hui, à 32 ans, je suis sœur à la communauté en Suisse et j’ai prononcé les vœux définitifs le 8 décembre 2018. Je suis très heureuse d’appartenir totalement au Seigneur. À Zug nous sommes une quinzaine de frères, sœurs et laïcs. Un des apostolats principaux du foyer est la nouvelle évangélisation auprès et avec les jeunes, dans lequel je suis impliquée. Toutefois notre première mission est la prière.

    Confiante, je remets mon avenir dans les mains du Seigneur. Il est tellement bon ! Jusqu’à présent il a dépassé toutes mes attentes. Chaque jour nouveau est l’occasion pour moi de découvrir son amour délicat, jusque dans les plus petits détails du quotidien.

    La vie avec Lui  vaut vraiment la peine !

    Sœur Claudia de l’Agneau

    Zeugnis von

    Sr. Claudia

    Mein Name ist Sr. Claudia vom Lamm Gottes. Ich bin in der Nähe von St. Gallen in der Schweiz aufgewachsen. Vor dem Eintritt im Jahr 2010 in die Gemeinschaft der Seligpreisungen in Zug habe ich Theologie studiert.

    Mit siebzehn Jahren hatte ich das Glück, die Erfahrung einer persönlichen Begegnung mit Gott zu machen. Da fühlte ich eine tiefe Freude und einen Frieden, den ich vorher nicht gekannt hatte!

    Nachdem ich die persönliche Liebe Gottes zu mir entdeckt habe, hatte ich die Sehnsucht, mich in seinen Dienst zu stellen und im Gebet Zeit mit Ihm zu verbringen. Unter anderem suchte ich Ihn durch die Mithilfe in der Organisation von Weltjugendtagen für die Deutschschweiz. Das Klavier spielen in einer Lobpreisband zusammen mit anderen Jugendlichen machte mir grosse Freude.

    Während dem Studium beschäftigte mich folgende Frage immer wieder: „Bin ich berufen, eine Familie zu gründen und in einer Pfarrei zu arbeiten oder zum geweihten Leben?“ Ich schätzte die Schönheit der Ehe und liebte Kinder sehr. Aber die Anziehung zum geweihten Leben war stärker. Deshalb bat ich den Herrn, mir durch konkrete Zeichen ein Licht zu schenken.
    Um das alltägliche Leben in einem Kloster besser kennen zu lernen, wohnte ich ein Jahr bei den Schwestern „Figlie della Croce“ in Rom. Berührt vom Wort Gottes und vom Zeugnis der Schwestern wurde der Wunsch, mich dem Herrn zu weihen, immer grösser. Aber in welcher Gemeinschaft? Ich besuchte mehrere in Rom, aber es gab so viele… in allen Arten und Farben! Wie weiter? Mein geistlicher Begleiter riet mir, alle Elemente, die mir im Leben und im Gebet wichtig sind, zu notieren. Zu meiner grossen Überraschung realisierte ich danach, dass meine Liste dem Charisma der Gemeinschaft der Seligpreisungen entsprach: die Schönheit der Liturgie, die tägliche eucharistische Anbetung, das geschwisterliche Gemeinschaftsleben unter Schwestern, Brüdern und Laienmitgliedern, und die Treue zur Universalkirche!

    Heute, mit 32 Jahren, bin ich Schwester in der Gemeinschaft der Seligpreisungen in der Schweiz und durfte am 8. Dezember 2018 die ewigen Gelübde ablegen. Ich bin sehr glücklich, dem Herrn ganz zu gehören. In Zug sind wir um die fünfzehn Brüder, Schwestern und Laien. Eines der grossen Apostolate des Hauses ist die Jugendarbeit, in die ich auch involviert bin. Unsere erste Mission ist aber das Gebet.

    Voll Vertrauen lege ich die Zukunft in die Hände des Herrn. Er ist so gut! Bis jetzt hat er alle meine Erwartungen übertroffen. Jeder Tag bietet die Gelegenheit, seine zärtliche Liebe in den kleinen Details des Alltags zu entdecken.

    Das Leben mit Ihm lohnt sich!

    Sr. Claudia vom Lamm Gottes

    témoignage de

    Fr. Etienne

    D’une famille nombreuse où on priait une dizaine de chapelet tous les soirs, j’ai perçu l’Amour absolu de Dieu à 12 ans autour d’un feu scout : je voyais les humains si microscopiques sous la voie lactée, et chaque Ave Maria était comme une flèche d’Amour divin. J’ai saisi qu’il n’y aurait personne d’aussi grand et beau que Dieu à qui donner ma vie.

    Comme à l’école ça allait bien, j’ai mis cela de côté. Je cherchais beaucoup d’argent, faisais beaucoup de voyages et de sports, mais sans jamais pouvoir trouver l’absolu.
    J’ai fait HEC. Puis je suis devenu directeur des opérations d’une compagnie de safaris. J’y pratiquais de l’alpinisme au Kilimandjaro et de la plongée sous-marine. Mais de nouveau la Bonté inouïe de Dieu est venue me visiter… sur le toit d’une Land Rover ! Je me trouvais au milieu de la grande migration des bêtes sauvages en Tanzanie : le Créateur de ces merveilles devait vraiment être encore plus extraordinaire. J’ai commencé à vraiment lire la Bible et aller à la messe chaque jour à la mission.

    A l’époque, j’ai vu les tentes de centaines de milliers de Rwandais rescapés du génocide, sans personne pour se lever et les secourir. J’ai fait un volontariat dans les Commandos Marine en passant la sélection comme officier de réserve. Mais en lisant la vie de Mère Teresa, j’ai vu que l’action la plus efficace de toutes pour le bien de ce monde, c’était la prière et la charité.

    Je suis entré à la Communauté des Béatitudes en 1998, et pour deux raisons principales  :

    – j’y ai vu réunis tous les états de vie en train de louer et adorer le Bon Dieu, dans une profonde joie. Tout cela constituait à mes yeux comme une anticipation du Ciel ;
    – j’y ai vu des frères et sœurs partageant tous un grand désir de sainteté, et cherchant, chacun avec ses faiblesses, à vivre d’abord la radicalité de la charité.

    On m’a ensuite envoyé selon les besoins en mission sur les cinq continents. Ordonné prêtre : la célébration de la Messe est devenue mon Ciel quotidien. J’ai eu la chance de passer un doctorat biblique sur la version araméenne ancienne des Évangiles pour annoncer Jésus en s’appuyant davantage sur l’autorité du texte même, et participer aux travaux catholiques de retraduction.

    Actuellement, je suis curé dans la mission du port de Lima (Pérou). Jésus touche les cœurs, il vaut plus que tout la peine d’être suivi, et Lui seul ne déçoit jamais:

    Ep 3, 19 : « L’amour du Christ surpasse tout ce qu’on peut connaître ». Le reste ça peut être bien, mais à côté, ce n’est pas grand-chose.

    Fr. Etienne

    ZEUGNIS VON

    Br. Etienne

    Als Kind einer großen Familie, in der jeden Abend ein Dutzend Rosenkränze gebetet wurden, habe ich mit 12 Jahren an einem Pfadfinderfeuer die absolute Liebe Gottes wahrgenommen: Ich sah die Menschen so mikroskopisch klein unter der Milchstraße, und jedes Ave Maria war wie ein Pfeil der göttlichen Liebe. Ich begriff, dass es niemanden geben würde, der so groß und schön war wie Gott, dem ich mein Leben schenken konnte.

    Da es in der Schule gut lief, legte ich es beiseite. Ich suchte viel Geld, unternahm viele Reisen und trieb viel Sport, aber ich konnte nie das Absolute finden.
    Ich studierte an der HEC. Dann wurde ich Betriebsleiter einer Safari-Firma. Dort betrieb ich Bergsteigen am Kilimandscharo und Tauchen. Doch wieder besuchte mich die unerhörte Güte Gottes – auf dem Dach eines Land Rovers! Ich befand mich mitten in der großen Wanderung der wilden Tiere in Tansania: Der Schöpfer dieser Wunder muss wirklich noch außergewöhnlicher gewesen sein. Ich fing an, wirklich in der Bibel zu lesen und jeden Tag in die Missionsstation zur Messe zu gehen.

    Damals sah ich die Zelte von Hunderttausenden Ruandern, die den Völkermord überlebt hatten, ohne jemanden, der aufstand und ihnen half. Ich machte einen Freiwilligendienst bei den Marinekommandos, indem ich die Auswahl als Reserveoffizier bestand. Aber als ich das Leben von Mutter Teresa las, sah ich, dass die wirksamste aller Maßnahmen für das Wohl dieser Welt das Gebet und die Nächstenliebe sind.

    Ich trat 1998 in die Gemeinschaft der Seligpreisungen ein, und zwar aus zwei Hauptgründen:

    – Ich sah dort alle Lebensstände versammelt, die in tiefer Freude den lieben Gott lobten und anbeteten. All das war für mich wie eine Vorwegnahme des Himmels;
    – Ich sah Brüder und Schwestern, die alle ein großes Verlangen nach Heiligkeit teilten und versuchten, jeder mit seinen Schwächen, zunächst die Radikalität der Nächstenliebe zu leben.

    Ich wurde dann je nach Bedarf in die Mission auf die fünf Kontinente geschickt. Zum Priester geweiht: Die Feier der Heiligen Messe wurde zu meinem täglichen Himmel. Ich hatte das Glück, meinen biblischen Doktortitel über die altaramäische Version der Evangelien zu machen, um Jesus zu verkünden, indem ich mich stärker auf die Autorität des Textes selbst stützte, und an den katholischen Arbeiten zur Rückübersetzung teilzunehmen.

    Derzeit bin ich Pfarrer in der Hafenmission von Lima (Peru). Jesus berührt die Herzen, er ist es mehr als alles andere wert, dass man ihm folgt, und er allein enttäuscht nie:

    Eph 3,19: „Die Liebe Christi übersteigt alles, was man kennen kann. Alles andere kann gut sein, aber im Vergleich dazu ist es nicht viel.

    Br. Etienne

    témoignage de

    Joumana

    Je suis Joumana du Liban. J’ai rejoint la Communauté il y a quatorze ans déjà, à l’âge de 25 ans. Avant cela, j’étais prof de philosophie pour des classes de terminales, et assistante de production dans des programmes culturels télévisés.

    Ayant vécu des phases de remise en question de ma foi d’une part, aimant beaucoup la vie et rêvant de projets d’études avancés et de mariage d’autre part, j’étais loin de penser qu’un jour je « tomberais amoureuse de Dieu » et que cet amour m’appellerait à tout abandonner, et à tout donner.

    En pleine recherche de « la vérité », je lance à 20 ans un défi dans l’absolu : « si la philosophie me prouve que Dieu existe, je croirais, sinon, c’en est fini pour la foi ». Me prenant à la lettre, Dieu s’approcha de moi dans un premier temps à travers la philosophie… Ayant été invitée un samedi soir aux vêpres à la Communauté par un frère qui étudiait avec moi, le Dieu des philosophes acheva de découvrir son visage plein d’amour et de toucher mon cœur par la beauté qui émanait du lieu, des visages, des chants… et des prières spontanées : ce soir-là j’ai compris que son nom est « Seigneur », et qu’il est « la Vérité ».

    A 24 ans, la visite des reliques de Thérèse au Liban remit sur mon chemin la Communauté, et je découvris avec joie le programme tout neuf des retraites qu’elle venait de mettre en place. De retraite en retraite la folie d’un appel retentissait en moi et faisait tomber tous les autres désirs déjà présents. La force de ma résistance égalait celle de mon attirance vers cet amour que nul autre n’égalait, et jour après jour je me laissais envahir par ce désir unique : « Aimer, c’est tout donner et se donner soi-même ». Tout dans la Communauté parlait à mon cœur ! Alors j’ai dit oui, et je ne l’ai jamais regretté.

     « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis »… pas de plus grand bonheur non plus, car « qui est en Dieu, ne manque de rien » !

    Joumana

    Zeugnis von

    Joumana

    Ich bin Joumana aus dem Libanon. Ich bin vor vierzehn Jahren im Alter von 25 Jahren der Gemeinschaft beigetreten. Davor war ich Philosophielehrerin für Oberstufenklassen und Produktionsassistentin bei Kulturprogrammen im Fernsehen.

    Nachdem ich Phasen durchgemacht habe, in denen ich einerseits meinen Glauben hinterfragte, das Leben sehr liebte und andererseits von fortgeschrittenen Studienplänen und der Ehe träumte, war ich weit davon entfernt, daran zu denken, dass ich eines Tages „in die Liebe Gottes fallen“ würde und so weiter Diese Liebe würde mich rufen, alles aufzugeben und alles zu geben.

    Auf der Suche nach „der Wahrheit“ stelle ich mich mit 20 Jahren einer absoluten Herausforderung: „Wenn mir die Philosophie beweist, dass Gott existiert, würde ich glauben, sonst ist es für den Glauben vorbei“. Gott nahm mich wörtlich und kam mir zuerst durch die Philosophie zu… Als er eines Samstagabends von einem Bruder, der bei mir studierte, zur Vesper in die Gemeinschaft eingeladen wurde, entdeckte der Gott der Philosophen sein ganzes Antlitz der Liebe und berührte mein Herz damit die Schönheit, die von dem Ort ausging, von den Gesichtern, von den Liedern… und von den spontanen Gebeten: An diesem Abend verstand ich, dass sein Name „Herr“ ist und dass er „die Wahrheit“ ist.

    Im Alter von 24 Jahren brachte der Besuch der Reliquien von Thérèse im Libanon die Gemeinschaft wieder auf meinen Weg, und ich entdeckte mit Freude das brandneue Exerzitienprogramm, das sie gerade ins Leben gerufen hatte. Von Retreat zu Retreat hallte der Wahnsinn eines Rufes in mir wider und brachte alle anderen bereits vorhandenen Wünsche zu Fall. Die Stärke meines Widerstands entsprach der meiner Anziehungskraft auf diese Liebe, die keine andere erreichte, und Tag für Tag ließ ich mich von diesem einzigartigen Verlangen überfallen: „Lieben heißt, alles zu geben und sich selbst zu geben“. Alles an der Gemeinschaft sprach zu meinem Herzen! Also sage ich ja, und ich habe es nie bereut.

    „Es gibt keine größere Liebe, als sein Leben für seine Freunde hinzugeben“ … auch kein größeres Glück, denn „wer in Gott ist, dem fehlt nichts“!

    Joumana

    témoignage de

    Sr Emilie

     

    Je m’appelle Sr Emilie du Cœur de Jésus et de Marie. Je suis ardéchoise d’origine et c’est après une licence d’histoire que je suis entrée à la Communauté.

    C’est à l’adolescence, au cours d’un pèlerinage à Medjugorje, que j’ai fait une expérience forte de la présence de Dieu dans ma vie. Oh, je n’y étais pas allée de gaieté de cœur : ce sont mes parents qui m’y ont emmenée. En effet Dieu n’avait plus beaucoup de place dans ma vie à ce moment-là. Quelques mois plus tard je percevais un appel à la vie consacrée : en lisant une intention de prière pour les âmes consacrées j’ai alors entendu résonner en mon cœur cette question : « et pourquoi pas toi ? », ce qui a été pour moi source d’une grande joie…

    Pratiquement dans la même période j’ai découvert la Communauté des Béatitudes qui était venue faire une mission dans ma paroisse. Quelle joie se dégageait des visages des frères et sœurs ! Je voulais en savoir plus, voir cela de plus près. J’ai demandé à faire un séjour d’une semaine. J’étais tellement interpellée par la vie de prière, l’adoration, la beauté de la liturgie, la vie fraternelle, la communion des états de vie, et le souci de l’évangélisation. Bien sûr, j’étais encore trop jeune. Je poursuivais ma scolarité puis mes études. Pendant celles-ci, j’ai découvert d’autres communautés, mais toujours je revenais à ce premier appel à la Communauté des Béatitudes. Avec l’évidence que le Seigneur m’y attendait.

    Dès le début de ma vie communautaire s’est ancrée en moi, l’importance de ce cœur à cœur avec Dieu dans l’adoration, le contact avec sa Parole, … c’est là que je peux venir puiser tout ce dont j’ai besoin pour répondre à son appel. J’ai franchi le cap et c’est toute une aventure qui a commencé : le Seigneur est plein de surprises ! Et cette aventure ne s’arrête pas avec les vœux perpétuels. Chaque nouvelle journée en est le signe, toujours avec un « oui » à donner, et cette assurance que Dieu est là, qu’il est fidèle partout où Il nous conduit.

    « Les faveurs du Seigneur ne sont pas finies, ni ses compassions épuisées ; elles se renouvellent chaque matin, grande est sa fidélité ! » (Lm 3, 22)  Alors… « duc in altum » (Lc 5, 4)

    Sœur Emilie du Cœur de Jésus et de Marie

    Zeugnis von

    Sr Emilie

    Mein Name ist Sr. Emilie vom Herzen Jesu und Mariens. Ich komme ursprünglich aus der Ardèche und bin nach einem Abschluss in Geschichte der Gemeinschaft beigetreten.

    Als Teenager hatte ich während einer Pilgerreise nach Medjugorje eine starke Erfahrung der Gegenwart Gottes in meinem Leben. Oh, ich bin nicht mit Freude dorthin gegangen: Es waren meine Eltern, die mich dorthin gebracht haben. Tatsächlich hatte Gott damals nicht mehr viel Platz in meinem Leben. Einige Monate später verspürte ich einen Ruf zum geweihten Leben: Als ich eine Gebetsanliegen für geweihte Seelen las, hörte ich diese Frage in meinem Herzen widerhallen: „Und warum nicht du? », was mich sehr gefreut hat…

    Fast zur gleichen Zeit entdeckte ich die Gemeinschaft der Seligpreisungen, die gekommen war, um eine Mission in meiner Pfarrei zu erfüllen. Welche Freude ging von den Gesichtern der Brüder und Schwestern aus! Ich wollte mehr wissen, genauer hinsehen. Ich bat darum, eine Woche zu bleiben. Das Gebetsleben, die Anbetung, die Schönheit der Liturgie, das brüderliche Leben, die Gemeinschaft der Lebensstände und die Sorge um die Evangelisierung haben mich so herausgefordert. Natürlich war ich noch zu jung. Ich setzte meine Schulbildung und dann mein Studium fort. Dabei habe ich andere Gemeinschaften entdeckt, bin aber immer wieder auf diesen ersten Aufruf zur Gemeinschaft der Seligpreisungen zurückgekommen. Mit dem Beweis, dass der Herr dort auf mich wartete.

    Von Beginn meines Gemeinschaftslebens an war die Wichtigkeit dieser Herz-zu-Herz-Begegnung mit Gott in der Anbetung, der Kontakt mit seinem Wort, in mir verankert … dort kann ich hinkommen und alles schöpfen, was ich brauche beantworte seinen Ruf. Ich wagte den Sprung und ein ganzes Abenteuer begann: Der Herr ist voller Überraschungen! Und dieses Abenteuer endet nicht mit ewigen Gelübden. Jeder neue Tag ist ein Zeichen dafür, immer mit einem „Ja“ zu geben, und dieser Gewissheit, dass Gott da ist, dass er treu ist, wohin er uns führt.

    „Die Gunst des Herrn ist noch nicht zu Ende, noch sind seine Gnaden erschöpft; sie werden jeden Morgen erneuert, groß ist seine Treue! » (Lk 3, 22) Also… „herzog in altum“ (Lk 5, 4)

    Schwester Emilie vom Herzen Jesu und Marias

    témoignage de

    Fr. Giuseppe Maria

    Je suis originaire de Sicile. Là-bas, dès l’enfance, mon cœur était habité par un désir fou de bonheur mais, en grandissant…  je ne le cherchais plus en Dieu ! J’avais mis mon cœur dans les études et mes objectifs de carrière artistique. L’influence de la pensée individualiste avait refroidi en moi l’élan de la gratuité. Mes relations avec les autres devenaient intéressées. Mes peintures devenaient sombres d’égoïsme. Quelquefois, j’avais l’impression d’oublier « quelque chose » d’essentiel.

    A l’âge de 24 ans j’ai fait une expérience très forte durant laquelle j’ai expérimenté la grandeur de l’Amour de Dieu. J’ai su que j’avais trouvé la perle précieuse de ma vie et sans douter de la valeur de son appel, je me suis mis à l’écoute. Dans mon cœur il y avait un très fort désir de me consacrer au Seigneur et de devenir prêtre.

    Ma rencontre avec la Communauté des Béatitudes, je l’ai faite pendant une soirée de prière du Renouveau Charismatique à Palerme. La « beauté surnaturelle » qui passait par les chants, la liturgie, les prières et la joie fraternelle m’ont bouleversé. Après quelques mois, c’est dans mon village que la Communauté est venue pour animer une mission d’évangélisation. Pendant une semaine, quelle joie de me trouver au milieu de ces frères et sœurs, leur bonheur, leur lumière. A force de les fréquenter, j’ai fait le pas : je suis entré dans la maison de la Communauté à Erice, en Sicile.

    En mai 2017 j’ai été ordonné prêtre et suis au service du Foyer de Noto près du sanctuaire de Notre Dame « Echelle du Paradis ».

    J’ai toujours cet appel à cœur : le service de l’édification du Royaume de Dieu par la recherche continuelle de l’union au Christ et la communion fraternelle. Dieu veut le salut et le bonheur de tous. Alors si tu as un grand désir de bonheur, de vivre pleinement ta vie comme une très belle « aventure d’amour », mets-toi à la suite du Christ et laisse-toi conduire par l’Esprit Saint sur le chemin des béatitudes. N’aie pas peur !

    « Il est fidèle, celui qui vous appelle : c’est encore lui qui fera cela » (1 Th 5, 24)

    Frère Giuseppe Maria

    ZEUGNIS VON

    Bruder Giuseppe Maria

    Ich komme ursprünglich aus Sizilien. Dort war mein Herz schon als Kind von einer wahnsinnigen Sehnsucht nach Glück erfüllt, aber als ich älter wurde … suchte ich es nicht mehr in Gott! Ich hatte mein Herz in das Studium und meine Ziele einer künstlerischen Karriere gesteckt. Der Einfluss des individualistischen Denkens hatte in mir den Impuls der Unentgeltlichkeit abgekühlt. Meine Beziehungen zu anderen wurden immer interessierter. Meine Bilder wurden dunkel vor Egoismus. Manchmal hatte ich das Gefühl, „etwas“ Wesentliches vergessen zu haben.

    Im Alter von 24 Jahren hatte ich ein sehr starkes Erlebnis, bei dem ich die Größe der Liebe Gottes erfahren habe. Ich wusste, dass ich die kostbare Perle meines Lebens gefunden hatte, und ohne an dem Wert seiner Berufung zu zweifeln, hörte ich ihm zu. In meinem Herzen gab es einen sehr starken Wunsch, mich dem Herrn zu weihen und Priester zu werden.

    Meine Begegnung mit der Gemeinschaft der Seligpreisungen hatte ich während eines Gebetsabends der Charismatischen Erneuerung in Palermo. Die „übernatürliche Schönheit“, die durch die Gesänge, die Liturgie, die Gebete und die brüderliche Freude vermittelt wurde, hat mich überwältigt. Nach einigen Monaten kam die Gemeinschaft in mein Dorf, um eine Evangelisierungsmission zu leiten. Eine Woche lang war es eine große Freude, mich inmitten dieser Brüder und Schwestern, ihres Glücks und ihres Lichts zu befinden. Als ich immer häufiger mit ihnen zu tun hatte, wagte ich den Schritt: Ich trat in das Haus der Gemeinschaft in Erice, Sizilien, ein.

    Im Mai 2017 wurde ich zum Priester geweiht und diene im Foyer von Noto in der Nähe des Heiligtums Unserer Lieben Frau „Leiter des Paradieses“.

    Mir liegt immer noch diese Berufung am Herzen: der Dienst am Aufbau des Reiches Gottes durch das ständige Streben nach der Vereinigung mit Christus und der brüderlichen Gemeinschaft. Gott will das Heil und das Glück aller Menschen. Wenn du also eine große Sehnsucht nach Glück hast, dein Leben voll und ganz als ein sehr schönes „Abenteuer der Liebe“ zu leben, dann begib dich in die Nachfolge Christi und lass dich vom Heiligen Geist auf den Weg der Seligpreisungen führen. Hab keine Angst!

    „Er ist treu, der euch ruft; er wird auch das tun“ (1 Thess 5,24).

    Bruder Giuseppe Maria

    Julie

    testimony of

    Julie

    De nationalité libanaise, je vis dans la maison communautaire de Gharzouz, au Liban, depuis deux ans. Je suis architecte d’intérieur depuis 2012. J’ai ressenti un fort appel de Dieu il y a plusieurs années, et après un long discernement, j’ai réalisé que cet appel reposait sur plusieurs points : une vie de prière intense et un désir d’union avec Dieu, une vie fraternelle (c’est-à-dire en communauté) avec la communion de tous les états de vie (mixtes), un rayonnement missionnaire et un don total de moi-même tout en restant en contact avec le monde. 

    Mais dans quelle communauté ?
    Un jour, un ami m’a proposé d’aider les frères et sœurs de la maison Gharzouz dans une de leurs missions (l’organisation de journées spirituelles pour les écoles pendant le Carême). C’est à ce moment-là que j’ai vraiment fait connaissance avec la Communauté de près. Petit à petit, j’ai réalisé qu’elle correspondait à ce que je voulais et j’ai décidé de rejoindre la Communauté. 

    Je vis ma vocation dans tout ce que je fais :

    • dans une vie de prière avec l’eucharistie et l’adoration quotidiennes, avec les différents services divins (ainsi que le triduum pascal) qui renforcent ma relation avec Dieu, approfondissant toujours plus ma confiance en Lui.
    • enfin, dans les missions d’évangélisation, qui m’apprennent à devenir un vrai disciple : la joie de faire goûter aux autres le Royaume des Cieux et d’intercéder pour le monde qui a besoin de beaucoup de prière.

    Oh je n’oublie pas les petits combats de chaque jour qui m’enracinent dans ma vocation pour m’ouvrir les portes de la sainteté.

    „Une âme unie à Jésus est un sourire vivant qui le rayonne et le donne“ (Sainte Elisabeth de la Trinité).

    Julie

    Julie

    Zeunis von

    Julie

    Ich bin Libanesin und lebe seit zwei Jahren in dem Haus unserer Gemeinschaft in Gharzouz im Libanon. Seit 2012 bin ich Innenarchitektin.

    Vor einigen Jahren habe ich einen starken Ruf von Gott empfangen und nach einer langen Zeit der Unterscheidung ist mir bewusst geworden, dass dieser Ruf verschiedene Punkte beinhaltet: ein intensives Gebetsleben und eine Sehnsucht nach der Einheit mit Gott, ein gemeinschaftliches Leben mit den verschiedenen Lebensständen, Missionen und einer Ganzhingabe, wo ich aber trotzdem noch in einer Verbindung mit der Welt sein kann. Aber in welcher Gemeinschaft?

    Eines Tages hat ein Freund mir vorgeschlagen den Brüdern und Schwestern der Gemeinschaft in Gharzouz bei einer ihrer Missionen zu helfen (geistliche Tage in den Schulen während der Fastenzeit). Dadurch konnte ich zum ersten Mal wirklich der Gemeinschaft begegnen. Stück für Stück wurde mir bewusst, dass sie dem entspricht, was ich als Sehnsucht trug und ich entschied mich einzutreten.

    Ich lebe meine Berufung durch alles, was ich tue:

    • im Gebetsleben mit täglicher Anbetung und Eucharistiefeier, mit den verschiedenen Gebetszeiten (sowie dem kleinen Triduum), die meine Beziehung mit Gott stärken und mein Vertrauen auf ihn immer mehr vertiefen.
    • im gemeinschaftlichen Leben, wo der Dienst und die Brüder und Schwestern mir helfen in der Nächstenliebe zu wachsen.
    • in den Missionen der Evangelisation, wo ich lerne ein echter Jünger zu werden: die Freude den anderen den Geschmack des Reiches Gottes zu geben und Fürbitte zu halten für die Welt, die es so sehr nötig hat.

    Oh, ich vergesse nicht die kleinen täglichen Kämpfe, die mich immer tiefer in meiner Berufung verwurzeln, um mir die Pforten der Heiligkeit zu öffnen.

    „Eine Seele, die mit Jesus vereint ist, ist ein lebendiges Lächeln, das strahlt und es weitergibt.“ (Hl. Elisabeth von der Dreifaltigkeit)

    Julie

    témoignage de

    Sr Klara Misericordia

     

    Je suis née au Kazaskhstan… Eh oui, ce n’est pas fréquent de lire en français quelqu’un qui vient de si loin.

    Ma famille n’était pas pratiquante. Avec une maman orthodoxe et un papa musulman, c’était difficile ! A sept ans pourtant, j’ai reçu le baptême orthodoxe. Mais à la maison, on ne parlait jamais de Dieu. C’est le drame du décès de mon frère (j’avais alors 16 ans), qui a commencé à faire cheminer ma famille. La perspective de la vie éternelle était une consolation pour nous.

    Mon parrain, catholique, nous a tous entraînés à l’église. Les prêtres avaient formé une équipe de jeunes à qui ils confiaient de petites missions. Très vite, je passais presque tout mon temps libre à l’église, tout en continuant des études de comptabilité. Je ressentais une grande joie en participant à toutes ces activités (animation de messes, catéchisme, évangélisation, etc.).

    C’est en 1999 que la Communauté des Béatitudes a lancé son premier Festival des Jeunes au Kazakhstan. Au cours d’une veillée de prière, alors que j’avais en tête le projet de me marier, j’ai senti que Jésus m’appelait à la vie consacrée ! La sœur qui a prié pour moi, a dit dans sa prière, exactement ce que je portais dans mon cœur ! Cependant, je lui ai dit : « Juste pour aujourd’hui » ! J’ai demandé à faire un séjour avec d’autres amies dans la maison qui venait de s’ouvrir à Kokchetav. Je me sentais chez moi ! C’est pendant l’adoration, à la chapelle de la Communauté, que j’ai fait LA RENCONTRE avec Jésus et que j’ai éprouvé le grand amour qu’Il avait pour moi.

    Aujourd’hui, après dix-sept ans de vie communautaire, je rends grâce au Seigneur de m’avoir appelée et, chaque jour, je découvre la beauté de la vie consacrée à la Communauté des Béatitudes. La vie avec Jésus est une aventure quotidienne, pleine d’imprévus, de surprises, de bonheur et je rends grâce pour tout ce que le Seigneur ne cesse de faire dans ma vie.

    Si le doute demeure en ton cœur, n’hésite pas, n’aie pas peur, Jésus comblera ton attente et te donnera au centuple !

    Sœur Klara Misericordia

    Zeugnis von

    Sr Klara Misericordia

    Ich bin in Kasachstan geboren… Ja, es ist nicht üblich, jemanden, der so weit herkommt, auf Deutsch zu lesen.

    Meine Familie war nicht religiös. Mit einer orthodoxen Mutter und einem muslimischen Vater war es schwierig! Mit sieben Jahren wurde ich jedoch orthodox getauft. Aber zu Hause haben wir nie über Gott gesprochen. Es war die Tragödie des Todes meines Bruders (ich war damals 16), die meine Familie voranzubringen begann. Die Aussicht auf das ewige Leben war für uns ein Trost.

    Mein Pate, ein Katholik, nahm uns alle mit in die Kirche. Die Priester hatten ein Team von jungen Leuten gebildet, denen sie kleine Missionen anvertrauten. Sehr schnell verbrachte ich fast meine gesamte Freizeit in der Kirche, während ich weiterhin Buchhaltung studierte. Die Teilnahme an all diesen Aktivitäten (Massenanimation, Katechismus, Evangelisierung usw.) bereitete mir große Freude.

    1999 startete die Gemeinschaft der Seligpreisungen ihr erstes Jugendfestival in Kasachstan. Während einer Gebetswache, als ich vorhatte zu heiraten, spürte ich, dass Jesus mich zum geweihten Leben rief! Die Schwester, die für mich gebetet hat, hat in ihrem Gebet genau das gesagt, was ich in meinem Herzen getragen habe! Ich sagte ihm jedoch: „Nur für heute!“ Ich bat darum, bei anderen Freunden in dem Haus zu wohnen, das gerade in Kokchetav eröffnet worden war. Ich habe mich wie zu Hause gefühlt! Während der Anbetung in der Kapelle der Gemeinschaft hatte ich DIE BEGEGNUNG mit Jesus und spürte die große Liebe, die er für mich hatte.

    Heute, nach siebzehn Jahren Gemeinschaftsleben, danke ich dem Herrn dafür, dass er mich berufen hat, und jeden Tag entdecke ich die Schönheit des Lebens, das der Gemeinschaft der Seligpreisungen geweiht ist. Das Leben mit Jesus ist ein tägliches Abenteuer, voller unerwarteter Ereignisse, Überraschungen, Freude und ich danke dem Herrn für alles, was er weiterhin in meinem Leben tut.

    Wenn Zweifel in deinem Herzen bleiben, zögere nicht, fürchte dich nicht, Jesus wird deine Erwartung erfüllen und dir hundertfach geben!

    Schwester Klara Misericordia

    témoignage de

    Fr. Isaïe

    Je suis originaire de la région parisienne (Meaux), où j’ai vécu jusqu’à 15 ans. Ma famille était catholique et pratiquante. Bien que ‘turbulent’ pendant mon adolescence, je suis entré au petit séminaire jusqu’au bac, chez les Spiritains, dans le sud. Ces années furent pour moi une grâce, avec une ouverture extraordinaire sur la mission, et la fréquentation d’un monastère proche, m’a ouvert à la vie contemplative. En bref, ce fut l’occasion d’une ‘nouvelle’ conversion et la confirmation d’un appel. Au terme toutefois, mon cœur balançait entre l’entrée au monastère et l’une de ces ‘communautés nouvelles’ qui faisaient leurs premiers pas. Après deux ans de philosophie à la Catho de Paris, puis deux années comme coopérant en République islamique de Mauritanie, je me suis retrouvé pour un séjour d’une semaine, à la toute nouvelle maison de la Communauté de Pont-Saint-Esprit, grâce à des amis. Dieu est ‘relation’ et Il parle par des médiations diverses et formidables !

    Après la tempête intérieure de la décision, et le conseil fort inspiré d’un vieux moine, j’ai écrit à Pont et trois mois plus tard, je débarquais. C’était en 1979, il y a cette année 40 ans (déjà) ! Du séjour en juillet, je suis entré en octobre. Ce qui d’emblée m’a rejoint profondément, dans cette communauté, c’est l’amour des frères et sœurs pour le Seigneur et la charité mutuelle vécue, comme en une famille.

    La dimension juive ou de l’Orient chrétien, s’accordaient bien aussi à mes pôles d’intérêt. Quant à la vie mixte, cela m’allait bien. Sept mois après mon entrée, j’ai rejoint Jérusalem pour une année d’étude, puis suis descendu à Rome pendant trois ans pour poursuivre les études de théologie. Après, ce fut une litanie de destinations diverses du Liban (pendant la guerre), au Maroc, quelques années en France, puis le Gabon, le Rwanda, la Sicile…

    Voilà 33 ans j’étais ordonné prêtre : vicaire puis plus tard curé, dans le diocèse d’Albi, et pasteur en diverses pays ; Depuis sept ans maintenant, je me trouve donc dans l’Océan Indien, aujourd’hui curé de Terre Sainte (St Pierre) dans le sud de La Réunion ; Je m’y sens vraiment bien. Je vis, avec mes frères et sœurs sur notre foyer spirituel des Béatitudes de l’Eau vive, la prière, l’accueil, et les temps forts spirituels. La vie fraternelle est un cadeau précieux. L’universel m’attire, et La Réunion l’incarne en un microcosme humain, culturel et religieux extraordinaire : Je fais partie du Groupe de dialogue interreligieux (Hindous, Musulmans, Bahaïs… religions chinoises) depuis le début de mon arrivée, et suis délégué diocésain pour l’œuvre d’Orient pour soutenir les Chrétiens d’Orient.

    Dieu est vraiment fidèle. L’Eglise nous ouvre sur l’universel et la Communauté me permet de vivre cette dimension, à la fois apostolique et contemplative. Je rends grâce à Dieu, pour ces 40 années de belle aventure !

    Père Isaïe

    ZEUGNIS VON

    Pater Jesaja

    Ich komme aus der Nähe von Paris (Meaux), wo ich lebte, bis ich 15 Jahre alt war. Meine Familie war katholisch und praktizierend. Obwohl ich als Jugendlicher „turbulent“ war, trat ich bis zum Abitur in ein kleines Seminar ein, das bei den Spiritanern im Süden stattfand. Diese Jahre waren für mich eine Gnade, mit einer außergewöhnlichen Offenheit für die Mission, und der Besuch eines nahegelegenen Klosters öffnete mich für das kontemplative Leben. Kurz gesagt, es war die Gelegenheit einer „neuen“ Bekehrung und die Bestätigung einer Berufung. Am Ende schwankte mein Herz jedoch zwischen dem Eintritt in ein Kloster und einer dieser „neuen Gemeinschaften“, die gerade ihre ersten Schritte machten. Nach zwei Jahren Philosophie an der Katho in Paris und zwei Jahren als Entwicklungshelfer in der Islamischen Republik Mauretanien fand ich mich dank Freunden für einen einwöchigen Aufenthalt im neu errichteten Haus der Gemeinschaft in Pont-Saint-Esprit wieder. Gott ist ‚Beziehung‘ und er spricht durch verschiedene und großartige Vermittlungen!

    Nach dem inneren Sturm der Entscheidung und dem inspirierenden Rat eines alten Mönchs schrieb ich nach Pont und drei Monate später ging ich an Land. Das war 1979, dieses Jahr sind es (schon) 40 Jahre! Vom Aufenthalt im Juli reiste ich im Oktober ein. Was mich in dieser Gemeinschaft von Anfang an tief berührte, war die Liebe der Brüder und Schwestern zum Herrn und die gelebte gegenseitige Nächstenliebe, wie in einer Familie.

    Auch die jüdische Dimension und der christliche Osten passten gut zu meinen Interessen. Das gemischte Leben passte gut zu mir. Sieben Monate nach meinem Eintritt reiste ich für ein Studienjahr nach Jerusalem und ging dann für drei Jahre nach Rom, um das Theologiestudium fortzusetzen. Danach folgte eine Litanei verschiedener Reiseziele, vom Libanon (während des Krieges) bis nach Marokko, einige Jahre in Frankreich, dann Gabun, Ruanda, Sizilien….

    Vor 33 Jahren wurde ich zum Priester geweiht: Vikar, später Pfarrer in der Diözese Albi und Pastor in verschiedenen Ländern. Seit sieben Jahren befinde ich mich nun im Indischen Ozean, heute als Pfarrer von Terre Sainte (St. Pierre) im Süden von La Réunion; ich fühle mich dort wirklich wohl. Ich lebe mit meinen Brüdern und Schwestern in unserem geistlichen Zuhause der Seligpreisungen von Eau vive das Gebet, die Gastfreundschaft und die geistlichen Höhepunkte. Das geschwisterliche Leben ist ein wertvolles Geschenk. Das Universelle zieht mich an, und La Réunion verkörpert es in einem außergewöhnlichen menschlichen, kulturellen und religiösen Mikrokosmos: Ich bin seit Beginn meiner Ankunft Mitglied der Gruppe für interreligiösen Dialog (Hindus, Muslime, Bahai… chinesische Religionen) und bin Diözesandelegierter für das Orient-Werk, um die Christen im Orient zu unterstützen.

    Gott ist wirklich treu. Die Kirche öffnet uns für das Universelle und die Gemeinschaft ermöglicht es mir, diese Dimension zu leben, sowohl apostolisch als auch kontemplativ. Ich danke Gott für diese 40 Jahre voller Abenteuer!

    Pater Jesaja

    Sr Thérèse de la Sainte Face

    témoignage de

    Sr Thérèse de la Sainte Face

     

    Je m’appelle Sœur Thérèse de la Ste Face (en référence au visage du Christ, pour les non-initiés). Je suis française originaire de la Guadeloupe (les Antilles),  à la Communauté depuis vingt ans. Jésus est venu me cueillir sur les bancs de l’université à Paris où j’étudiais les mathématiques.

    Depuis l’enfance, j’ai reçu une éducation religieuse de base. Quand j’ai quitté mon île pour des études en France métropolitaine, j’entrais dans une autonomie à tout point de vue et la dimension de la foi n’y a pas échappé : quelle chrétienne étais-je ? Qui était le Christ pour moi ? Quelle place donnais-je à l’Eucharistie dans ma vie ? Etait-ce pour moi simplement une tradition à perpétuer ?

    C’est en plein questionnement que j’ai rencontré un groupe de prière qui a été le canal d’une expérience spirituelle déterminante. J’ai découvert un Dieu vivant et qui n’est pas du tout loin de ce que je vis. Je peux partager deux points de cette expérience : devant Jésus dans l’hostie exposée, j’ai goûté l’amour infini de Dieu pour moi, j’avais rencontré Quelqu’un qui m’aimait et de manière unique. Puis dans un deuxième temps, à travers la prière de quelques membres du groupe de prière, j’ai revu toute ma vie en un instant et j’ai pris conscience de la fidélité de Dieu dans divers moments de ma vie. J’ai touché quelque chose de Dieu, quelque chose de grand et de beau que rien ni personne ne pouvait me ravir. Non seulement j’avais la certitude de l’existence de Dieu, mais je savais de l’intérieur qu’Il était en moi et avec moi.

    Devant un tel Amour, a resurgi dans mon cœur l’appel à la vie religieuse (que je situe à l’âge de 12 ans) : ce désir de donner toute ma vie à Dieu pour L’aimer et faire connaitre Son Amour.

    Durant le temps de discernement qui suivit, je rencontrai à la faculté, de façon providentielle, une personne qui se rendait à la Communauté des Béatitudes pour une retraite. C’est ainsi que je décidai de m’y rendre aussi pour essayer de comprendre la volonté de Dieu.

    J’ai été frappée par la liturgie, la ferveur de la louange de cette communauté, la qualité de la vie fraternelle, la beauté de Dieu qui émanait dans cette simplicité de vie, ainsi que l’ouverture à l’évangélisation. J’ai donc choisi la Communauté car il me semblait que le grand désir que j’avais de me donner à Dieu pouvait se concrétiser dans ce choix de vie où contemplation et mission s’entremêlaient de manière forte. Et je n’ai pas été déçue !

    Pour moi, la vie religieuse est un moyen pour aimer pleinement. Une voie qui montre que Dieu existe et que cela vaut la peine de Lui consacrer toute sa vie. Chaque jour, j’apprends à me laisser faire et éclairer par Dieu, à être de mieux en mieux disponible pour Le faire connaitre et  aimer.

    „Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit“ (Jn 3, 8). Suivre le Christ c’est une aventure : se laisser sans cesse surprendre par Dieu et rester ouvert à la nouveauté de l’Esprit…

    Sœur Thérèse de la Sainte Face

    Sr Thérèse de la Sainte Face

    Zeugnis von

    Sr. Therese vom Heiligen Antlitz

    Mein Name ist Schwester Thérèse vom Heiligen Antlitz (in Bezug auf das Antlitz Christi, für die Uneingeweihten). Ich bin Franzose aus Guadeloupe (Westindien) und seit zwanzig Jahren in der Gemeinschaft. Jesus kam, um mich von den Bänken der Universität in Paris abzuholen, wo ich Mathematik studierte.

    Seit meiner Kindheit erhielt ich eine grundlegende religiöse Erziehung. Als ich meine Insel zum Studium im französischen Mutterland verließ, trat ich in jeder Hinsicht in eine Autonomie ein, und die Dimension des Glaubens entging ihr nicht: Welcher Christ war ich? Wer war Christus für mich? Welchen Platz habe ich der Eucharistie in meinem Leben eingeräumt? War es nur eine Tradition für mich, weiterzumachen?

    In voller Frage begegnete ich einer Gebetsgruppe, die der Kanal einer entscheidenden spirituellen Erfahrung war. Ich habe einen lebendigen Gott entdeckt, der gar nicht weit von dem entfernt ist, was ich lebe. Zwei Punkte dieser Erfahrung kann ich teilen: Vor Jesus in der exponierten Hostie habe ich Gottes unendliche Liebe zu mir geschmeckt, ich war jemandem begegnet, der mich auf einzigartige Weise liebte. Dann, ein zweites Mal, durch das Gebet einiger Mitglieder der Gebetsgruppe, ließ ich mein ganzes Leben in einem Augenblick Revue passieren und wurde mir der Treue Gottes in verschiedenen Momenten meines Lebens bewusst. Ich berührte etwas von Gott, etwas Großes und Schönes, das mir nichts und niemand nehmen konnte. Ich war mir nicht nur der Existenz Gottes sicher, sondern ich wusste von innen heraus, dass er in mir und mit mir war.

    Ich war beeindruckt von der Liturgie, dem Lobpreis dieser Gemeinschaft, der Qualität des brüderlichen Lebens, der Schönheit Gottes, die von dieser Einfachheit des Lebens ausging, sowie von der Offenheit für die Evangelisierung. Also habe ich mich für die Gemeinschaft entschieden, weil mir schien, dass der große Wunsch, den ich hatte, mich Gott hinzugeben, sich in dieser Lebenswahl verwirklichen könnte, in der Kontemplation und Mission stark miteinander verflochten sind. Und ich wurde nicht enttäuscht!

    Für mich ist das Ordensleben ein Weg, vollkommen zu lieben. Ein Weg, der zeigt, dass es Gott gibt und dass es sich lohnt, ihm sein ganzes Leben zu widmen. Jeden Tag lerne ich, mich von Gott erleuchten zu lassen, immer mehr verfügbar zu sein, um Ihn bekannt und geliebt zu machen.

    „Der Wind weht, wo er will, und du hörst seine Stimme, aber du weißt nicht, woher er kommt und wohin er geht. So ist es mit jedem, der aus dem Geist geboren ist“ (Joh 3,8). Christus nachzufolgen ist ein Abenteuer: sich ständig von Gott überraschen zu lassen und offen zu bleiben für die Neuheit des Geistes…

    Schwester Therese vom Heiligen Antlitz

    témoignage de

    Fr. Jean-Marie

    Je suis de Suisse romande. Avant de rentrer à la Communauté, j’étais jeune mécanicien-autos, dans un garage qui préparait des véhicules pour le Paris-Dakar.

    C’est lors d’un pèlerinage pour les vocations en 1983 que j’ai entendu très clairement dans mon cœur, l’appel de Jésus à devenir prêtre. J’allais avoir vingt ans. La parole de Jésus brûlait mon âme. Durant cette journée de prière nous méditions un texte du Pape Jean-Paul II, qui s’exprimait en ces termes « Bien chers jeunes, je voudrais vous adresser un appel tout particulier : réfléchissez. Comprenez que je vous parle de choses très importantes. Il s’agit de consacrer sa vie entière au service de Dieu et de l’Eglise… Ouvrez votre cœur à la rencontre joyeuse avec le Christ ressuscité ! Permettez à la force de l’Esprit Saint d’agir en vous et de vous inspirer les justes choix pour votre vie… C’est peut-être toi que le Seigneur appelle… ». Sur ces paroles du pape, ma vocation a germé. Durant plus de quatre ans et demi j’ai lutté. Ma profession me plaisait énormément et je n’arrivais pas à me décider. C’est après un pèlerinage à Medjugorje que j’ai pu m’abandonner au projet que Le Seigneur avait sur moi.

    Je me suis trouvé de passage à Ars, sans savoir que la Communauté des Béatitudes y organisait un rassemblement. Le choc ! Les liturgies festives me remplissaient d’une joie incroyable. Une sœur qui m’invite à assurer un tour d’adoration en pleine nuit ! Cette demande m’honorait. Quand je me suis trouvé face à Jésus-Eucharistie, j’avais le sentiment d’être réellement à ma place. „Une communauté qui adore voilà ce qu’il me faut“. Après ce coup de foudre, j’ai approfondi cette „rencontre“ en visitant la maison de Pont-Saint-Esprit. Tout simplement…

    Aujourd’hui, prêtre depuis 22 ans, je vis mon ministère sacerdotal en paroisse au service de la nouvelle évangélisation, entouré et aidé de mes frères et sœurs des Béatitudes. J’accorde une large place au service de la jeunesse. Notre maison paroissiale à Lausanne accueille un petit foyer d’étudiants. Avec eux, nous faisons du scoutisme et toutes sortes d’activités : camp en montagne, camp de ski, pèlerinage, JMJ, voyage humanitaire…

    Jésus nous appelle à des grands défis. Il compte aussi sur toi. Laisse ton empreinte dans ce monde. Il a besoin de la fraîcheur de tes jeunes années. „Viens suis-moi. Ensemble nous bâtirons la civilisation de l’Amour.“

    Frère Jean-Marie

    ZEUGNIS VON

    Bruder Jean-Marie

    Ich komme aus der französischsprachigen Schweiz. Bevor ich in die Gemeinschaft eintrat, arbeitete ich als junger Automechaniker in einer Werkstatt, die Fahrzeuge für die Rallye Paris-Dakar vorbereitete.

    Während einer Pilgerreise für Berufungen im Jahr 1983 hörte ich in meinem Herzen sehr deutlich den Ruf Jesu, Priester zu werden. Ich war gerade 20 Jahre alt. Das Wort Jesu brannte in meiner Seele. Während dieses Gebetstages dachten wir über einen Text von Papst Johannes Paul II. nach, der wie folgt lautete: „Liebe Jugendliche, ich möchte einen ganz besonderen Appell an euch richten: Denkt nach. Versteht, dass ich zu euch über sehr wichtige Dinge spreche. Es geht darum, sein ganzes Leben dem Dienst an Gott und der Kirche zu widmen… Öffnet euer Herz für die freudige Begegnung mit dem auferstandenen Christus! Erlauben Sie der Kraft des Heiligen Geistes, in Ihnen zu wirken und Sie zu den richtigen Entscheidungen für Ihr Leben zu inspirieren… Vielleicht bist du es, den der Herr ruft…“. Nach diesen Worten des Papstes keimte meine Berufung auf. Mehr als viereinhalb Jahre lang kämpfte ich. Mein Beruf gefiel mir sehr gut, aber ich konnte mich nicht entscheiden. Erst nach einer Pilgerfahrt nach Medjugorje konnte ich mich dem Plan, den der Herr für mich hatte, hingeben.

    Ich befand mich auf der Durchreise in Ars, ohne zu wissen, dass die Gemeinschaft der Seligpreisungen dort ein Treffen organisierte. Der Schock war groß! Die festlichen Liturgien erfüllten mich mit einer unglaublichen Freude. Eine Schwester, die mich einlädt, mitten in der Nacht eine Anbetungsrunde zu halten! Diese Bitte ehrte mich. Wenn ich mich vor dem eucharistischen Jesus befand, hatte ich das Gefühl, wirklich am richtigen Platz zu sein. „Eine Gemeinschaft, die anbetet, das ist es, was ich brauche“. Nach dieser Liebe auf den ersten Blick vertiefte ich diese „Begegnung“, indem ich das Haus in Pont-Saint-Esprit besuchte. Ganz einfach …

    Heute, seit 22 Jahren Priester, lebe ich meinen priesterlichen Dienst in der Pfarrei im Dienst der Neuevangelisierung, umgeben und unterstützt von meinen Brüdern und Schwestern der Seligpreisungen. Ich räume dem Dienst an der Jugend einen breiten Raum ein. Unser Gemeindehaus in Lausanne beherbergt ein kleines Studentenwohnheim. Mit ihnen machen wir Pfadfinderarbeit und alle möglichen Aktivitäten: Berglager, Skilager, Pilgerreise, Weltjugendtag, humanitäre Reise…

    Jesus ruft uns zu großen Herausforderungen auf. Er zählt auch auf dich. Hinterlasse deine Spuren in dieser Welt. Er braucht die Frische deiner jungen Jahre. „Komm mit mir mit. Gemeinsam werden wir die Zivilisation der Liebe aufbauen.“

    Bruder Jean-Marie

    témoignage de

    Fr. Johannes-Maria

    Je suis né et j’ai grandi à Berlin en Allemagne.

    Il y a maintenant 25 ans que je suis entré à la Communauté des Béatitudes. Pourtant rien ne m’y destinait. Avant cette nouvelle vie, j’avais commencé des études d’enseignement, avec des priorités bien claires : le sport et les activités physiques.

    À l’âge de 12 ans, j’ai commencé à pratiquer le bicross. Ça donne de l’adrénaline pur ! Pour moi c’était plus qu’un simple passe-temps libre. C’était ma vie. Je passais tout mon temps sur le vélo, y investissant tout mon argent et toute mon énergie. La compétition était devenue pour moi source de reconnaissance. Il fallait briller.

    Mais tout cela, pour gagner un petit trophée en métal et être acclamé après la compétition. Pourtant ces moments sont éphémères.

    Bien plus tard, j’ai réalisé que je me trouvais dans une recherche permanente de performances. Tout ce qui ne servait pas cet idéal, je le méprisais. Progressivement et sans y être vraiment conscient je perdais le sens de la vie et devenait de plus en plus solitaire. Intérieurement, j’avais même perdu ma famille.

    Mais Dieu est bon ! À travers des circonstances miraculeuses, le Seigneur m’a conduit à Medjugorje, en Bosnie-Herzégovine. C’est un sanctuaire marial visité par des millions de pèlerins du monde entier. J’y ai vécu une expérience forte avec le Dieu vivant.

    C’est très difficile de l’écrire en quelques mots, mais je peux simplement dire que je me suis rendu compte de mon égoïsme et de la froideur de mon cœur, en même temps que je découvrais l’amour ineffable de Dieu pour moi. Cette expérience m’a complètement changé !

    J’ai commencé une vie de prière régulière. Elle m’a permis de m’approcher de la vie ecclésiale. Puis je suis entrée à la Communauté des Béatitudes car il y avait en moi un profond désir de donner toute ma vie au Seigneur. J’y trouvé ma famille. J’y ai rencontré des frères et sœurs qui ont vécu des choses similaires avec Dieu. Je pouvais cheminer avec eux pour servir le Seigneur et servir l’Église.

    Et le temps passe vite… depuis je suis prêtre, j’essaye de rechercher les brebis perdues. Comme dans mon expérience, je souhaite leur parler de cette source profonde de bonheur que cherche chaque homme.

    Alors, n’hésite pas non plus à entrer en contact avec lui, à lui parler, à lui partager tes questions, tes soucis, tes problèmes, tes blessures. Et surtout prie-le de se manifester et de te montrer sa grande miséricorde pour toi.

    Frère Johannes Maria

     

    Zeugnis

    Br. Johannes-Maria

    Ich bin in Berlin geboren und aufgewachsen.

    Vor etwas mehr als 25 Jahren bin ich in die Gemeinschaft der Seligpreisungen eingetreten, auch wenn mich zunächst nichts in diese Richtung zu führen schien. Damals hatte ich ein Lehramtsstudium begonnen und interessierte mich für die Fächer Sport und Physik, wobei ersteres in meinem Leben eine bedeutende Rolle spielte.

     

    Mit 12 Jahren hatte ich angefangen, mit einem BMX-Rad abenteuerlich herum zu fahren und zu springen. Adrenalin pur! Diese Beschäftigung war für mich allerdings mehr als nur ein Hobby, sie füllte mein ganzes Leben aus. Vor allem die Wettkämpfe reizten mich sehr, denn sie wurden für mich eine Gelegenheit, Anerkennung zu erlangen. Hier zu glänzen, schien einem viel Ehre einzubringen. So investierte ich extrem viel Energie, Zeit und Geld, um ein bisschen Geltung in den Augen der anderen zu erlangen, doch letztlich war aller Einsatz nur für einen kleinen Pokal nach einer schmerzlich erbrachten Leistung und für eine Feier, die nur von kurzer Dauer war. Wenn ich ehrlich bin, muss ich sagen, dass meine Leidenschaft so weit ging, dass ich alles, was meinem Erfolgsstreben im Wege stand, als Konkurrenz betrachtete und zu bekämpfen suchte.

    Das führte dazu, dass ich Stück für Stück und ohne, dass es mir wirklich bewusst war, den wahren Sinn meines Lebens verlor und immer einsamer wurde. Einsam, weil ich selbst für meine Freunde und meine Familie keinen Platz im Leben sah. Erst sehr viel später habe ich rückblickend erkennen können, dass hinter all dem eigentlich die Suche nach einer großen Liebe steckte.

     

    Gott ist gut, er sucht sein verlorenes Schaf! Eines Tages führte mich Gott durch wunderbare Umstände zu einem marianischen Wallfahrtsort in Bosnien-Herzegowina, nach Medjugorje. Millionen von Pilgern aus der ganzen Welt kommen dorthin, um Gott zu suchen oder ihre Beziehung mit IHM zu vertiefen. Was ich dort erlebt habe, kann ich nur sehr schwer mit Worten beschreiben. Soviel kann ich jedoch sagen, dass mir in einem Moment klar geworden war, dass Gott existiert und dass er mich unendlich liebt! Seine Liebe hatte mich so sehr ergriffen, dass mir mein Egoismus und die Kälte meines Herzens bewusst wurden und ich bitterlich vor Reue zu weinen begann. Plötzlich, in einem Augenblick hatte mich seine Liebe zutiefst in meinem Herzen berührt und besiegt! Gott umgab mich in diesem Moment mit seiner Liebe mit einer so starken Kraft und zugleich so sanft, dass ich sie nicht ablehnen konnte und sie mich komplett veränderte: Ein Feuer begann in mir zu brennen und ich wollte nun nicht mehr für mich leben, sondern für IHN, der zu meiner neuen Leidenschaft wurde. So fing ich an, regelmäßig zu beten und die Gottesdienste in der Kirche zu besuchen. Schon bald wuchs in mir der Wunsch, mein Leben ausschließlich aus Liebe zu Gott und meinem Nächsten zu leben und Gott zeigte mir den Plan, den er für mich hatte. Ich lernte die Gemeinschaft der Seligpreisungen kennen und trat dort ein, weil in mir eine Sehnsucht aufstieg, mein Leben ganz dem Herrn zu weihen. In der Gemeinschaft der Seligpreisungen traf ich Brüder und Schwestern, die ähnliche Erfahrungen mit Gott gemacht hatten wie ich und die mir Christus als meine Geschwister zur Seite stellte, um IHM nachzufolgen und IHM zu dienen.

    Inzwischen bin ich Priester geworden und versuche nun selbst, verlorene Schafe zu suchen und zu Christus zu führen, indem ich ihnen von Jesus spreche und von seiner Liebe, die eine unendliche Quelle des Lebens und des Glückes ist, das jeder Mensch ersehnt.

    Zögere daher nicht, mit ihm in eine lebendige Beziehung einzutreten, mit ihm zu sprechen und deine Fragen, deine Sorgen und deine Probleme mit ihm zu teilen. Vor allem bitte ihn, dass er sich dir in seiner großen Barmherzigkeit offenbart und dein Leben neu macht.

    Br. Johannes Maria vom glorreichen Kreuz

    témoignage de

    Fr. Olivier-Marie

    Originaire de St Germain-en-Laye, je suis le quatrième d’une fratrie de cinq enfants.

    De famille catholique pratiquante, j’ai vécu mon enfance et ma jeunesse dans une famille unie et aimante. Les activités qui me passionnaient étaient en particulier le scoutisme et le sport, surtout la voile en Bretagne. J’ai grandi paisiblement, sans gros soucis ni grandes questions, soutenu par quelques bons tuteurs : la famille, les amis et le scoutisme. Ma foi était toutefois superficielle, reçue comme un élément de mon éducation, parmi d’autres.

    A 21 ans, je suis parti trois ans à l’étranger pour finir mes études et travailler. Ce séjour, loin des miens, fut un déracinement, et s’est révélé difficile, et donc une étape forcée de maturation sur le plan personnel et spirituel. Et Dieu s’est bien servi de cela comme d’un tremplin.

    De retour en France, une parole inspirée, la rencontre providentielle avec un prêtre, un engagement caritatif auprès d’enfants handicapés… ont été autant de jalons de mon retour à Dieu. Jusqu’à l’étape décisive : ma participation à une retraite à la Communauté des Béatitudes.

    Au cours de ces quelques jours, j’ai vécu un retournement, un bouleversement intérieur, ce que l’on appelle une conversion. Ce qui ne me semblait jusque-là ni possible ni souhaitable est devenu pour moi, chemin de vie et de bonheur. Je recevais clairement l’appel à devenir prêtre. Cet appel avait retenti à la Communauté des Béatitudes avec une évidence étonnante. J’ai quitté Paris pour vivre une, puis deux années à la Communauté. Pour moi c’était clair : c’était là, car Dieu m’avait retrouvé et appelé là. J’y suis depuis seize ans et prêtre depuis maintenant six ans.

    Depuis le jour où cette certitude sereine m’a habité, je mesure que mon bonheur dépend de mon abandon total à Dieu. L’intuition reçue lors de cette courte retraite, il y a longtemps maintenant, se confirme à chaque instant : Dieu est fidèle et source d’une joie profonde.

    Quand Dieu appelle, c’est pour la Vie !

    Frère Olivier-Marie

    Zeugnis

    br. Olivier-Marie

    Ursprünglich komme ich aus St. Germain-en Laye und ich bin der vierte von fünf Kindern einer katholischen praktizierenden Familie. So durfte ich meine Kindheit und Jugend in einem harmonischen und von der Liebe geprägten Elternhaus erleben. Ich war begeistert bei den Pfadfindern und liebte den Sport, vor allem das Segeln in der Bretagne. So wuchs ich behütet auf: ohne große Sorgen oder große Fragen, unterstützt durch meine Familie, meine Freunde und die Pfadfinder. Mein Glaube war jedoch oberflächlich, einfach einer von vielen Bausteinen meiner Erziehung. Als ich 21 Jahre alt war, bin ich für drei Jahre ins Ausland gegangen, um mein Studium zu beenden und zu arbeiten. Dieser Aufenthalt, weit weg von meiner Familie, war wie eine Entwurzelung, die schwerer war als ich vermutet hatte. So wurde es zu einer Etape, die mich zwangsläufig menschlich und geistlich reifen lies und die Gott wie ein Trampolin benutzte.

    Zurück in Frankreich wurden mehrere kleine Ereignisse kleine Schritte zurück zu Gott: der Satz einer Person, der mich mitten ins Herz traf, eine von Gott gefügte Begegnung mit einem Priester und mein caritatives Engagement bei behinderten Kindern. All das führte mich schliesslich zum entscheidenden Wendepunkt: ich machte Exerzitien bei der Gemeinschaft der Seligpreisungen. Während dieser Tage habe ich eine innere Umwandlung und Erschütterung erlebt, was man eine Bekehrung nennt. Das was mir bis dahin weder möglich noch wünschenswert erschien, ist für mich ein Weg des Lebens und des Glückes geworden. Ich habe ganz klar den Ruf empfangen, Priester zu werden. Ich war verblüfft wie klar dieser Ruf war, den ich bei der Gemeinschaft der Seligpreisungen empfangen hatte. So habe ich Paris verlassen, um 1-2 Jahre in der Gemeinschaft zu leben. Für mich war klar, dass dies der Ort sei, denn Gott hatte mich dort wiedergefunden und gerufen. Ich bin nun seit 16 Jahren in der Gemeinschaft und inzwischen auch seit 6 Jahren Priester. Seit dem Tag, wo Gott mir diese Klarheit geschenkt hat hängt mein Glück allein von meiner Ganzhingabe an Gott ab. Diese erste Intuition, die ich während dieser kurzen Exerzitien empfangen habe, liegt jetzt lange Zeit zurück, aber sie bestätigt sich jeden Tag: Gott ist treu und die Quelle einer tiefen Freude.

    Wenn Gott ruft, dann ist es für das Leben!

    témoignage de

    Fr. Pierre-Marie

    Né à la fin de la guerre 39-45, dans une famille chrétienne, j’ai toujours désiré être missionnaire. Au petit séminaire, j’ai rencontré un Père blanc (missionnaire d’Afrique). Ce qui m’a attiré vers eux, c’est qu’« ils priaient et mangeaient ensemble », disaient déjà les martyrs de l’Ouganda : la mission en vie communautaire, pour témoigner du « voyez comme ils s’aiment ». J’ai été ordonné prêtre en 1974 et envoyé en mission dans le désert du Sahara. Au moment où la mission était mise en cause, j’ai fait l’expérience de l’Esprit Saint. Alors, avec d’autres Pères Blancs, nous avons fondé une petite fraternité de moines-missionnaires. Ce fut le début d’une expérience enthousiasmante : de nouveaux convertis, venus de l’islam, rencontraient le Christ, tandis que certains musulmans se retrouvaient autour de fr. Christian de Chergé et l’un de nous à Tibhirine, dans le lien de la Paix. Cette expérience n’a pu se poursuivre en Algérie, ni même comme Père Blanc. L’évêque qui nous accueilla, le Bx Mgr Pierre Claverie, nous accompagna alors jusqu’au Lion de Juda et l’Agneau immolé.

    Nous y sommes restés, car nous y avons trouvé la prière, la vie liturgique, une vie communautaire dans la simplicité et l’abandon. Et nous fûmes les deux premiers prêtres à rejoindre la Communauté ayant déjà une véritable expérience missionnaire.

    Aussi, la Communauté m’envoya, dès 1983, fonder au Liban, en pleine guerre, et par la suite dans bien d’autres pays et sur d’autres continents. Mon ministère est surtout marqué par la prédication à travers des retraites et de grandes évangélisations, la rencontre du monde musulman et l’accompagnement des convertis.

    Efforce-toi de saisir Celui qui t’a saisi (cf. Ph 3,12-14). « Ne ralentis pas ton élan, reste dans la ferveur de l’Esprit, sers le Seigneur » (cf. Rm, 12,11).

    Frère Pierre-Marie

    ZEUGNIS VON

    Bruder Pierre-Marie

    Ich wurde am Ende des Krieges 39-45 in einer christlichen Familie geboren und hatte immer den Wunsch, Missionar zu werden. Im Kleinen Seminar lernte ich einen Weißen Vater (Afrikamissionar) kennen. Was mich zu ihnen hingezogen hat, war, dass „sie gemeinsam beteten und aßen“, wie schon die Märtyrer aus Uganda sagten: Mission im Gemeinschaftsleben, um das „Seht, wie sie sich lieben“ zu bezeugen. Ich wurde 1974 zum Priester geweiht und auf eine Mission in die Wüste Sahara geschickt. In dem Moment, als die Mission in Frage gestellt wurde, erlebte ich den Heiligen Geist. Daraufhin gründeten wir mit anderen Weißen Vätern eine kleine Bruderschaft von Mönchsmissionaren. Dies war der Beginn einer begeisternden Erfahrung: Neubekehrte, die aus dem Islam kamen, begegneten Christus, während einige Muslime um Br. Christian de Chergé und einer von uns in Tibhirine in der Verbindung des Friedens. Diese Erfahrung konnte in Algerien nicht fortgesetzt werden, auch nicht als Weißer Vater. Der Bischof, der uns aufnahm, Bischof Pierre Claverie, begleitete uns dann bis zum Löwen von Juda und dem geopferten Lamm.

    Wir blieben dort, weil wir dort das Gebet, das liturgische Leben und ein Gemeinschaftsleben in Einfachheit und Hingabe fanden. Und wir waren die ersten beiden Priester, die sich der Gemeinschaft anschlossen und bereits echte missionarische Erfahrung hatten.

    Daher schickte mich die Gemeinschaft 1983 in den Libanon, um dort mitten im Krieg zu gründen, und später in viele andere Länder und Kontinente. Mein Dienst ist vor allem geprägt von der Predigt durch Exerzitien und große Evangelisationen, der Begegnung mit der muslimischen Welt und der Begleitung von Konvertiten.

    Bemühe dich, den zu ergreifen, der dich ergriffen hat (vgl. Phil 3,12-14). „Verlangsame deinen Schwung nicht, bleibe im Eifer des Geistes, diene dem Herrn“ (vgl. Röm 12,11).

    Bruder Pierre-Marie