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La prière de Jésus
et le saint rosaire
Désirant
mettre en pratique le commandement de Jésus de prier sans cesse,
les premiers moines ont emprunté pour leur prière les mots
des Psaumes qu’ils ont prolongé par l’invocation du
Nom de Jésus : «Seigneur Jésus, Fils du Dieu Vivant,
aie pitié de moi, pécheur» - c’est devenu ce
que l’on appelle la «prière du cœur».
L’invocation du Nom de Jésus et la prière du rosaire
se rejoignent, ainsi que l’a enseigné Jean Paul II : «Le
Rosaire se situe dans la meilleure et dans la plus pure tradition de la
contemplation chrétienne. Développé en Occident,
il est une prière typiquement méditative et il correspond,
en un sens, à la ‘prière du cœur’ ou à
la ‘prière de Jésus’, qui a germé sur
l’humus de l’Orient chrétien » (1).
Par eux l’Orient et l’Occident chrétiens se rejoignent.
La
prière du chapelet nous aide ainsi à nous plonger davantage
dans la contemplation des mystères de la vie du Christ par Marie
et avec Marie. Thérèse d’Avila insistait sur le fait
que la méditation de l’Incarnation est la voie royale pour
l’accès à Dieu ! La Vierge Mère nous nous enfante
continuellement à la vie en Christ, elle nous accompagne et nous
soutient dans notre devenir de fils et filles de Dieu selon l’esprit
de l’Evangile.
Nous
avons donc à cœur d'emprunter ces chemins de prière,
la prière de Jésus et le saint Rosaire, qui par leur simplicité
favorisent l’esprit d’enfance évangélique, et
nous aident à grandir dans la prière continuelle et la vie
d’union à Dieu.
(1) Jean Paul II, Rosarium Virginis Mariae, n° 5
Le désert
Jésus Lui-même se retirait à l’écart
pour prier Dieu dans la solitude (1). Notre vocation
d’hommes et de femmes de prière sera fortifiée par
des temps de solitude en Dieu. C’est Dieu Lui-même qui nous
attire et qui nous invite à vivre des temps particuliers dans son
intimité : « Je la conduirai au désert et je parlerai
à son cœur » (2).

Nous nous efforçons de vivre régulièrement cette
grâce de « journées de désert » pour nous
retrouver seul à Seul (3) avec le Bien-Aimé
de nos âmes. Dans le silence, Il nous apprendra à goûter
toujours plus à la douceur de sa Présence et à porter
tous nos frères dans notre intercession.
(1) Luc 6,12 ; 9,28.
(2) Osée 2,16
(3) Ste Thérèse d’Avila, Vie, 11,12.
La lecture amoureuse de
la Parole de Dieu
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« Heureux l'homme … qui se plaît à la
loi du SEIGNEUR et récite sa loi jour et nuit ! » (1)
Le premier de tous les psaumes nous invite à méditer
constamment la Parole de Dieu. Et de la Vierge Marie l’Ecriture
rapporte qu’elle « gardait toutes ces choses en son
cœur » (2). Comme les disciples
d’Emmaüs (3), incapables de déchiffrer
les événements qui venaient de se produire à
Jérusalem, nous avons besoin que le Ressuscité nous
rejoigne sur notre chemin. Alors, par le souffle puissant de son
Esprit, les Ecritures pourront s’illuminer et un feu brûlant
pénétrera notre cœur. Notre méditation
est appelée à devenir lecture amoureuse de la Parole. |
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Les
frères et sœurs de la Communauté sont invités
à vivre de ce contact quotidien avec la Parole de Dieu à
travers la pratique quotidienne de la lectio divina, lecture priée
et méditée de l’Ecriture sainte. Cette lectio
demande bien sûr à être préparée
et soutenue par l’étude de la doctrine et du Magistère,
ainsi que par celle des auteurs spirituels et mystiques, et appuyée
sur l’étude des langues bibliques, et des traditions
exégétiques juive et chrétienne.
(1) Psaume 1, 1-2.
(2) Luc 2,51.
(3) Luc 24.
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La louange
Par le baptême, le Christ a fait de chacun de nous une créature
nouvelle, un être de louange à la gloire du Père.
C’est pourquoi, dans l’élan que nous communique la
foi reçue de l’Eglise, en communion avec les membres du Corps
du Christ au Ciel et sur la terre, nous trouvons notre joie à louer
Dieu pour ce qu’Il est et à rendre grâces pour tout
ce qu’Il fait. Nous voulons comme le psalmiste « bénir
le Seigneur en tous temps », ayant « sa louange sans cesse
en notre bouche » (1) et mettre en pratique
les exhortations de Saint Paul : « Réjouissez-vous, priez
sans cesse, en toutes choses rendez grâces, car c'est à votre
égard la volonté du Père dans le Christ Jésus
» (2).
Le livre de Daniel appelait toutes les créatures à magnifier
leur Créateur : « Vous toutes les œuvres du Seigneur,
bénissez le Seigneur... A Lui haute gloire, louange éternelle.
» (3) C’est aussi par la louange que
nous accomplissons notre vocation au cœur de la création.
Avec Saint François, nous voulons nous associer à la création
tout entière pour proclamer : Loué sois-Tu, ô mon
Seigneur, pour tout ce que Tu as créé ! (4)
et louer le Seigneur au nom de tous ceux que la souffrance empêche
de louer en appelant sur eux ses bénédictions.
Forts de la promesse que « le Seigneur habite la louange de son
peuple » (5), par nos actions de grâces
nous accueillerons la présence vivante et vivifiante de Dieu au
milieu de son Peuple, anticipant par « nos chants et nos hymnes
et nos libres louanges » (6) notre vocation
dans le Royaume.
(1)
Psaume 34, 1
(2) 1 Thessaloniciens 5, 16-17
(3) Daniel 3, 57
(4) Saint François d’Assise, Cantique des créatures.
(5) Psaume 22,4.
(6) Ephésiens 5,19 ; Colossiens 3,16.
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